Carrière des Américains (1ère partie)

Posted in Sorties et visites on 26 avril 2017 by Carrieres Patrimoine

C’est par une très brumeuse matinée d’octobre que nous nous sommes rendus à proximité du village de Braye en Laonnois (Aisne)  pour visiter une carrière exceptionnelle : la carrière de Froidmont aussi appelée Creute (carrière) des Américains.

La carrière souterraine transperce le plateau du Chemin des Dames, à une dizaine de kilomètres de la célèbre Caverne du Dragon (voir notre bibliographie). Elle semble avoir été exploitée entre le Moyen Âge et 1870. Durant  la Première Guerre mondiale, comme de nombreuses autres carrières du Chemin des Dames, la carrière est occupée militairement et transformée en abri. Elle est successivement occupée par les armées allemandes, françaises et américaines.

Pour de plus amples détails historiques sur la carrière, nous vous recommandons la lecture de l’article publié sur le site Rue des lumières.

Représentation de Saint Laurent.
A ce sujet vous pouvez lire l’article de l’Association pour la Restauration et l’Étude du Patrimoine Souterrain.

 

« Au souvenir de Laurent Mullepa et de francis Mullepa son fils écrasés en cette place le 11 du mois de mai 1838. Priez Dieu pour leurs âmes »
La signature mentionne « Le graveur Lageaix, le 15 Mais »


Ce magnifique dessin commémoratif rappelle un tragique accident ayant fait 2 victimes. Les outils représentés (un pic et un taillant) peuvent laisser penser qu’il s’agissait de deux carriers.

Que ce soit par manque d’intérêt ou par respect, ce dessin a heureusement échappé à la convoitise et au vandalisme.

 

« Jacques Césaire Trutas 1839 »
Autre dessin semble-t-il commémoratif. On remarque encore des outils : pelle (?), pic et taillant.

 

Représentation d’un pic de carrier

 

« Robespierre, 1844 le 21 février »  « Pierre la flute 1881 le 22 juin »
On peut reconnaître plusieurs outils : 4 pics, un taillant, une pelle et sans doute des coins. Le personnage pousse une brouette qui devait servir à transporter les déchets de pierre.

 

Pendant la période d’exploitation de la carrière, les carriers nomment les rues et galeries creusées afin de faciliter la désignation de l’emplacement des chantiers. Les noms utilisés peuvent faire référence à un lieu, un personnage, une anecdote, ainsi pour la rue des ivrognes ou la rue du manchot. La numérotation qui accompagne les noms des rues est parfois redondante …

« RUE A LA MEULE »

« Rue de Posset »
Il existe une rue Georges Posset dans le village de Trucy à moins de 10 kilomètres de la carrière. Existe-t-il un lien de parenté entre les deux patronymes ?

 

« RUE DES IVROGNES N°17 »

 

« RUE DU MANCHOT N°16 ou des ivrognes »

 

« RUE DE LA PLAQUE N°17   09 »

 

Tableau de comptage des blocs indiquant leur numéro, leurs dimensions et enfin leur volume. Sur ce tableau, le plus petit bloc mesure 0,21 m3 tandis que le plus gros fait 2,88 m3, soit quatorze fois plus !

 

« RUE DU PARADIS N°17 »

 

« RUE ABRAN N°13 »

 

« D.B. EMILE 1867 »

 

« PRUSSIEN BRAYE 8ème jour de septembre 1870 »

 

Six jours plus tôt, soit le 2 septembre 1870, l’empereur des Français Napoléon III capitulait à Sedan face aux Prussiens. La nouvelle de la capitulation de Napoléon III est connue à Paris le 3 septembre, entraînant  la chute du Second Empire et la proclamation de la République, le 4 septembre 1870.  Le 7 septembre, les Prussiens sont entrés dans la ville de Laon qui est à une vingtaine de kilomètres de là. Si l’auteur de ce graffiti n’était pas forcément au fait de tous ces événements, il a quand même pu être marqué par le passage des Uhlans, ces fameux cavaliers prussiens armés d’une lance.

A SUIVRE

(c) Textes et photos François Chaut pour Carrières Patrimoine sauf mentions contraires.

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Visite guidée des Carrières de Vassens

Posted in Sorties et visites on 27 mars 2017 by Carrieres Patrimoine

C’est le 9 juillet 2016 que nous avons eu le plaisir de faire la visite des Carrières de Vassens (Aisne).

A cette occasion nous avons été accompagnés par M. Roger Lemaire, ancien directeur technique des Carrières de Vassens, qui nous a fait revivre l’âge d’or de cette carrière durant les Trente Glorieuses. Pour plus de détails, retrouvez notre article consacré à la pierre de Vassens et Saint Pierre Aigle.

« Mon premier métier et ma passion : la pierre de construction pour réaliser des bâtiments de standing, des immeubles collectifs, des restaurations diverses (ponts de Paris, Orangerie du château de Versailles, etc), des cheminées d’intérieur, des sols en pierres dures et marbres »

Une grande partie du témoignage de M Lemaire a été filmée et fera l’objet d’une présentation ultérieure, après montage.

Présentation d’un outil commercial d’époque : les échantillons des pierres commercialisées par les Carrières de Vassens

Présentation schématique de l’extraction au front de taille.L’extraction se fait sur 4 blocs de large.

On commence par extraire le four, afin de créer un vide qui permettra de dégager plus facilement les blocs au dessus. Ce bloc tiroir est extrait par haveuse horizontale à 2 bras parallèles, par forage et par éclatement avec des coins en bois(pour la face arrière).

On cale ensuite les 4 blocs bruts non coupés en face arrière pour éviter qu’ils s’arrachent inopinément. Le bloc de gauche, le 1er de la série, est cassé en fond de masse en utilisant des coins en bois. Une haveuse verticale est alors introduite dans le vide ainsi créé. elle permettra de découper la face arrière des blocs 2, 3 et 4.

 

Montage d’une haveuse sur un front de taille.

Plan des Carrières de Vassens.

A la fin des années soixante, ce sont 70 000 m3 de blocs bruts qui sortaient annuellement de la carrière.  A la même époque, à Bonneuil-en-Valois, la Carrière du Clocher produisait 5 000 à 6 000 m3 par an. (Source Pierre NOEL, Les carrières françaises de pierre de taille, 1970)

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Photographies de l’ancien atelier de taille des blocs

  Chargement des blocs sur un camion pour livraison au chantier

 

M. Didier Ferdinand nous a guidé dans la carrière qu’il protège des dégradations depuis plusieurs années. Il en connaît par coeur les 200 km de galeries. Un travail considérable a été entrepris, grâce à un propriétaire respectueux.

« Monsieur Carnot
Président de la R-F
assassiné à Lyon le 24 juin 1874
par
Casério Galvalin »

Reconstitution de l’assassinat du président Carnot à la une du Petit Journal du 2 juillet 1874.
Les illustrateurs ont fait les beaux jours de ces publications. Ces couvertures avaient un énorme impact sur les lecteurs. Le dessin était un moyen bien pratique de montrer un événement qui n’avait pas ou n’aurait jamais pû être photographié. Avec l’avènement de la photographie de presse, les couvertures spectaculaires de ce genre ont peu à peu disparu.

« Dans un contexte d’agitation syndicale et anarchiste (une partie des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l’opposition socialiste, venaient d’être votées), Sadi Carnot, président de la République depuis 1887, était particulièrement haï dans les rangs anarchistes pour avoir refusé la grâce d’Auguste Vaillant, guillotiné le 5 février 1894 pour l’attentat à la Chambre des députés du 9 décembre 1893. « (source Wikipédia)

« En déplacement à Lyon, alors que Sadi Carnot salue la foule massée de chaque côté de la rue et que la voiture présidentielle, décapotée, s’engage rue de la République, l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio monte sur le marche-pieds et blesse mortellement d’un coup de poignard le président, en le frappant au foie à l’aide d’un couteau au manche bombé présentant une lame damasquinée de 16,5 centimètres . Le président s’effondre en arrière sur le siège, portant la main sur sa blessure et prononçant « Je suis blessé ». Après cet acte, l’assassin n’essaie pas de fuir, mais court autour de la voiture du moribond en criant « Vive la Révolution » puis « Vive l’anarchie » avant d’être immobilisé et arrêté. Le député Gaston Doumergue, futur président de la République, est témoin de la scène. » (source Wikipédia)

Soldat à la pipe

« heures de travail     Matin de 7h à 11h    Soir de 14h à 18h »

Le site des Carrières de Vassens est sous surveillance pour le protéger des ravages commis par des visiteurs clandestins. Les seules visites possibles se font en prenant rendez-vous : dferdinand@orange.fr.

 

Bibliographie : Les souterrains de l’Aisne

Remerciements : M. Roger Lemaire, M. Didier Ferdinand.

 

 

Au fil du temps : Decauville et voies étroites dans les carrières

Posted in Au fil du temps, Evénements et médias on 17 mars 2017 by Carrieres Patrimoine

La Galerie du Front de taille de la Maison de la Pierre du Sud de l’Oise (saint Maximin) accueille

du 18 mars au 16 avril 2017

« La révolution ferroviaire dans l’Oise »

une exposition racontant l’histoire du déploiement ferroviaire dans l’Oise.

A cette occasion nous vous proposons de revenir sur l’importance de la voie ferrée dans l’exploitation des carrières et le développement de l’activité extractive.

Avant de vous présenter toute une série d’illustrations anciennes témoignant de l’usage des voies ferrées dans tous les types de carrières de l’Oise et des autres départements français, rappelons que la Carrière Sarazin est, à notre connaissance, la dernière à contenir encore sa voie étroite d’origine installée par les carriers dans les années vingt et trente. Partout ailleurs, dans des sites non préservés, le matériel a disparu, réutilisé ou vandalisé.

La Carrière Sarazin est dotée de 145 mètres de voie en 60cm de large, en trois tronçons, avec 2 plaques tournantes et un wagonnet. Le bloc à transporter était déplacé sur des roules jusqu’à un plan incliné à 5 degrés, le faux chopin, qui permettait de le faire ensuite glisser sur le lorry (wagonnet plat).

Cette voie servait à amener les blocs jusqu’au bas du puits d’extraction,sous le treuil. Les blocs transportés pesaient jusqu’à 5 tonnes ! Tout comme le lorry, les plaques tournantes à galets sont toujours opérationnelles.

Pour en apprendre un peu plus sur les origines de ce patrimoine bien à l’abri sous le Treuil d’Eméville, vous pouvez consulter notre article sur Le Decauville de la Carrière Sarazin.

Ce qui suit est un petit aperçu de l’utilisation des voies ferrées dans l’exploitation des carrières, de la voie étroite de 0,50m ou 0,60m à la voie normale de 1,435m. Le développement ferroviaire a eu un impact sur les carrières du point de vue technique, commercial et industriel. Ainsi, alors que le rail supplantait progressivement la batellerie pour le transport des pierres, les carriers de Saint Maximin ont réorganisé leur activité en direction de la voie ferrée plutôt qu’en direction de l’Oise.

 

Le transport de la pierre et des déchets d’extraction.

Carrières de Laigneville (Oise).
Les 2 wagonnets visibles sur la photo sont du même type que celui qui a été présenté dans cet article.

 

St Vaast les Mello Les carrières. (Oise)
Dans les carrières à ciel ouvert, les volumes à déplacer sont plus importants que dans les carrières souterraines : il faut préalablement enlever toute la couche de terrain située au dessus des bancs à extraire. Contrairement à la première illustration, les wagonnets sont ici tirés par 2 chevaux.

 

Euville (Meuse) – Les carrières.
Dans cette importante carrière, la traction des wagons chargés de blocs était assurée par une locomotive à vapeur.


Fèvres et Cie Carrière de la Salamandre. Puits Poupard (48 mètres).
Un pont roulant en bois permet de charger les blocs sur des lorries. Cette configuration n’est pas sans rappeler la Carrière Lefèvre à Bonneuil en Valois.

 

Exploitation des phosphates. Les phosphates sont essentiellement utilisés dans l’agriculture comme engrais.

Le gisement de phosphate d’HARDIVILLERS (Oise).
Les wagonnets sont tirés par des chevaux.

 

Extraction du sable. Les wagonnets à benne basculante sont idéaux dans ce type d’exploitation.

Villeneuve sur Verberie (Oise) – Vue de l’intérieur d’une sablière.
On aperçoit un cheval de trait devant les wagonnets.

 

Crépy en Laonnois (Aisne) – Les sablonnières de Sérival.
Une plaque tournante semble avoir été installée pour manoeuvrer les bennes et les remplir plus facilement.

 

Exploitation du gypse. Une fois cuit et broyé, le gypse devient du plâtre.Les exploitations sont aussi bien souterraines qu’à ciel ouvert.

Carrières de Villiers Adam dans le Val d’Oise.
Les wagonnets chargés de gypse sont regroupés en un train et déplacés grâce à une locomotive à vapeur.

 

Nanteuil les Meaux (Seine-et-Marne), La montagne, la carrière.
Plusieurs wagonnets en bois sont attelés.


Cormeilles en Parisis (Val d’Oise) – Usine et Carrières Lambert.
On aperçoit des wagonnets à caisse en bois sur une voie et 4 chevaux sur une autre voie. La carrière Lambert est l’une des plus grande exploitation de gypse à ciel ouvert de ce type en Europe.


Exploitation de la pierre à Chaux. La pierre à chaux désigne une qualité de calcaire qui, une fois cuit, permettra d’obtenir de la chaux. 

Castelfranc, Lot.Usines F. PERNOD et Cie.  Chaux et ciments.
Outre plusieurs wagonnets, on peut voir sur la droite une plaque tournante qui permet de raccorder les voies souterraines à la voie ou aux voies extérieures.

 

L’ardèche illustrée. Environs du Teil. Usines de Lafarge, les carrières.
Dans ce type d’exploitation industrielle, le recours à la voie ferrée est systématique.

 

Exploitation du kaolin. Le kaolin est une argile blanche, friable et réfractaire, découverte à l’origine en Chine, et servant principalement à la fabrication de la porcelaine.

Extraction du Kaolin aux environs de la Jonchère en Haute Vienne.
Le matériel utilisé ici est un wagonnet girafe.

 

Exploitation du grès. Le grès était essentiellement utilisé pour faire des pavés.

Orsay Les carrières.
Les blocs de grès étaient taillés en pavés. que l’on voit ici bien empilés sur la droite

 

Les dépôts de pierre, comme celui de la gare d’Eméville

Souppes sur Loing (Seine-et-Marne), la gare de petite vitesse.
Grâce au pont roulant les blocs sont chargés et déchargés des wagons. Le chemin de fer à « petite vitesse » est plutôt destiné au transport des marchandises.

 

Souppes (Seine-et-Marne) Le chantier des Tailleurs de Pierre dans la gare.
Plusieurs wagons chargés sont attelés sous le pont roulant. au premier plan, les tailleurs de pierre ont mis leurs blocs en chantier pour les tailler.

 

Fèvre et Cie Carrière de la « Salamandre » – Dépôt.
En regardant l’empilement de blocs, on comprend bien l’utilité du pont roulant qui enjambe la voie ferrée et le dépôt de pierres. On aperçoit d’ailleurs un wagon chargé en arrière plan.

 

St Vaast les Mello (Oise), les carrières. Il s’agit plus précisément du dépôt de pierres d’une carrière.

 

La briquetterie de Bonneuil-en-Valois (photos prêtées par un collectionneur d’Eméville)

Attelés au locotrateur diesel (plus moderne que la vapeur) les wagonnets à benne basculante permettent d’évacuer le travail des terrassiers.

 

Atelier du Carrier : le crapaud (suite)

Posted in La Carrière Sarazin on 9 mars 2017 by Carrieres Patrimoine

Crapaud n°2 dans la Carrière SARAZIN

ATELIER n.m. Terme de carrière. Lieu où travaillent les ouvriers carriers pendant qu’ils procèdent à l’extraction de la pierre en galerie souterraine.

CRAPAUD n.m. Terme de carrière. Synonyme de mécanique, c’est-à-dire treuil très puissant, manoeuvré à la main et monté sur trois roues ce qui lui assure une grande stabilité. En 1891, on parlait déjà de « treuils crapauds avec chaînes »

Cet article est une suite de la présentation des crapauds ou  treuils de la Carrière Sarazin, à Eméville.


Détail de l’arrimage du crapaud dans le pilier.
Peinture de Pierre OUALLE dans la Carrière du Clocher (Carrière MASCITTI), 1969.


Carrière SARAZIN

La chaîne passe dans un trou fait à l’aiguille dans un angle de pilier. Dans d’autres cas, c’est au milieu de la face du pilier que la chaîne est accrochée : le passage de la chaîne est alors creusé en 2 parties qui se rejoignent. Parfois aussi, la chaîne sera passée autour du pied d’un poteau solidement calé (le sommet du poteau rentre dans un trou fait au pic dans le ciel de carrière).

Le trou d’une quinzaine de centimètres de diamètre est réalisé à 50 cm de haut et à 50 cm de distance de l’angle du pilier. Il est recoupé perpendiculairement par un autre trou fait sur l’autre face du pilier avec les mêmes caractéristiques. La surface de pierre retenant la chaîne est de 0.5 m x 0.5 m = 0.25 m2.

Détail de la profondeur du trou réalisé


Arrimage du crapaud en plein milieu d’un pilier.

Comme en angle de pilier, les trous sont réalisés à une hauteur de 50 cm. Le trou de gauche mesure 70 cm de profondeur, celui de droit 80 cm et ils sont espacés d’environ 70 cm. Par conséquent, la surface de pierre ainsi délimitée est de 0.24 m2, valeur très proche de celle précédemment calculée à l’angle de pilier.

Le tracé du trou au crayon noir est encore visible


C’est grâce à l’état exceptionnel de préservation de la Carrière Sarazin que nous avons pu observer et reconstituer ces procédés. L’étude de l’implantation des trous pour chaînes et des poteaux permet de découvrir dans quel sens les galeries ont été exploitées.

Le maillon de la chaîne est passé dans la gorge du crochet


Autre vue


Crapaud n°2 dans la Carrière Sarazin

Les chaînes, comme c’est le cas dans la Carrière SARAZIN, peuvent mesurer plus de 15 m et peser une centaine de kilos ! La chaîne du crapaud n°1 mesure 15,37 m et compte 19 maillons au mètre, d’un diamètre de 20 mm chacun.

La chaîne du crapaud n°2 mesure 9,47m et celle du crapaud n°3 10,65m

Des techniques de pointe !


Pesée d’une chaîne de 3,34m

 

Traîner une telle chaîne n’est pas une mince affaire, même pour des carriers aguerris !

Le 3 septembre 1926, dans la carrière du chemin de Vez, Albéric DURAND, carrier de 57 ans, « chute pendant la traction d’une chaîne de treuil » et se plaint de « douleur dans les reins ». Le médecin prescrit « 12 à 15 jours de repos sauf complication »

(c) textes et photos François Chaut, Carrières Patrimoine. Remerciements : Eric Blondeau, Marco Lacaille et Carrière Mascitti.

Journée du Patrimoine 2016 : le bilan

Posted in Evénements et médias, La Carrière Sarazin on 9 mars 2017 by Carrieres Patrimoine

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Pour cette 12ème participation consécutive aux Journées Européennes du Patrimoine, la Carrière Sarazin a accueilli plusieurs dizaines de visiteurs venus découvrir les entrailles du Treuil d’Eméville. Merci à nos visiteurs et à leurs encouragements !

 

Installée devant le Treuil d’Eméville, notre exposition présente la vie des carrières en général et celle de la Carrière Sarazin en particulier.

Histoire de la voie Decauvile, techniques d’extraction, culture du champignon dans les carrières. Nous présentons également les activités de l’association : chantiers de restauration, études du site, visites de carrières remarquables.

La suite de la découverte a lieu sous terre, avec tout l’équipement nécessaire.

 

Une visite au temps des carriers.
Les plus curieux peuvent même s’essayer à manier les outils d’extraction pour se rendre compte des conditions de travail de l’époque.

Toute l’équipe de Carrières Patrimoine vous donne rendez-vous au Treuil d’Eméville les 16 & 17 septembre 2017 pour la prochaine édition des Journées du Patrimoine !

(c) Textes et photos François Chaut pour Carrières Patrimoine

Abris souterrains de Paris

Posted in Bibliographie on 3 février 2017 by Carrieres Patrimoine

Après les Catacombes, Gilles Thomas nous gratifie d’un nouvel ouvrage consacré cette fois çi aux Abris souterrains de Paris, Refuges oubliés de la Seconde Guerre mondiale, agrémenté des superbes photos de Diane Dufraisy-Couraud.

« Sous Paris demeurent les abris. Plus précisément ceux que la Défense passive décréta à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs milliers, dont quelques centaines étaient équipés pour répondre à l’éventualité d’une attaque au gaz, furent ainsi aménagés dans les caves des immeubles, dans le métro ou même dans les anciennes carrières. Beaucoup ne furent pas démantelés. On en voit les traces dans de nombreuses caves et des structures plus importantes peuplent encore les espaces verts ou les sous-sols d’administrations et d’entreprises. Bien oubliés aujourd’hui, les abris souterrains restent les témoins d’heures sombres de l’histoire comme de plus glorieuses, puisque c’est depuis les profondeurs de Denfert-Rochereau qu’a été coordonnée l’insurrection libératrice d’août 1944. Une plongée fascinante dans un Paris méconnu… »

ISBN 9782373950236
13 x 18 cm
144 pages
200 photographies et documents
Date de parution : 23/03/2017

 

Gilles Thomas, incalcifiable arpenteur du Paris souterrain,  est également auteur ou co-auteur notamment des ouvrages suivants : « Les Catacombes de Paris« , « L’Atlas du Paris souterrain« , « Inscriptions des Catacombes de Paris« , « Les Catacombes Histoire du Paris souterrain« .

Les dessous de Paris

Posted in Revue de presse on 22 septembre 2016 by Carrieres Patrimoine

Les dessous de Paris

Chaque année, trente millions de visiteurs viennent découvrir les monuments de Paris. Mais les bâtiments phares sont menacés. La raison ? Près de 300 kilomètres de carrières abandonnées sillonnent le sous-sol de la capitale française. La ville est construite sur du vide. Face à ce problème de taille, les ingénieurs ne cessent d’oeuvrer pour renforcer les fondations de Paris. Zoom sur cette facette cachée à l’aide de rencontres et d’images de synthèse. Comme leurs prédécesseurs, les architectes actuels multiplient les astuces pour pouvoir toujours construire sur ce terrain peu fiable. Les défis techniques à relever sont de taille.

Une doublure creuse de la ville lumière s’étend sous la capitale. Les carrières exploitées il y a plus de 2 siècles constituent un patrimoine autant qu’une contrainte pour l’urbanisme. Parmi d’autres intervenants, nous retrouvons Gilles THOMAS, co-auteur de L’Atlas du Paris souterrain.

Si vous avez raté la première diffusion de cette émission, elle est rediffusée sur France 5 le samedi 24 septembre à 17h00.