LE TREUIL D’EMEVILLE (photos)

Découvrez les coulisses de la restauration du treuil d’Eméville en sélectionnant tous nos articles avec le sujet
« Treuil »

AVANT RESTAURATION

L’ensemble du mécanisme de treuillage repose sur un châssis en U.P.N de 160 orienté plein Nord (déclinaison de 1920), à moins 1370 mm du bord du puits d’extraction. Une ouverture de haut : 0,47 m X large. 0,28 m dans la pile Nord du treuil permet au conducteur du treuil de pouvoir surveiller l’arrivée du bloc et aussi de converser par signaux avec le fond du puits au moyen d’une petite corde.


Sur le châssis se trouve: un treuil fabriqué par les Ateliers MOREAU
1- le tambour du treuil est formé d’un limbe, non rainé, en fonte de Ø 331 mm et de 600 mm de longueur, sur ce tambour, sont accouplées : d’un côté, une roue dentée fonte de 68 dents au module 11, mais avec une épaisseur de dent augmentée dans un rapport de : module 13 pour l’épaisseur et module 9 pour le creux module 11 pour le Ø primitif.
De l’autre côté est calée une jante en fonte de Ø 450 mm X 65 mm de largeur. Sur cette jante agit un frein à bande pour la descente rapide à vide de la moufle.Tout l’ensemble tourillonne sur un arbre fixe en rotation de Ø 60 mm.
2- Un arbre de Ø 45 mm sur lequel sont calés: un pignon acier de 12 dents au module 9-13 qui attaque la roue du treuil, et un roue dentée fonte de 44 dents au module 9 de l’autre côté, calée par clavette à talon.
Le pignon de 12 dents module 9-13 est monté avec clavette coulissante afin de pouvoir être débrayé pour la descente rapide à vide de la moufle mobile.
Du côté roue de 44 dents se trouve calée la pièce principale, c’est-à-dire la roue à rochets dite « à cliquets dormants » qui empêche la descente du palan après le débrayage au moteur. Sur cette roue agit un frein à bande. Le système a été breveté par MÉGY.
Le tout tournant sur deux paliers fontes munis de graisseurs STAUFFER en cuivre.
3- Un arbre de Ø 40 mm sur lequel sont calés : un pignon acier de 12 dents au module 9 et une roue dentée fonte de 82 dents au module 6.Le tout bloqué sur l’arbre par clavettes à talon.
Cet ensemble tourne sur deux paliers fonte munis de graisseurs STAUFFER.
4- Un arbre de diamètre 35 mm sur lequel sont calés: un pignon acier de 20 dents au module 6 bloqué par clavette à talon et un embrayage breveté par les Ateliers MOREAUX. L’embrayage comporte une jante à limbe bombé de Ø 405 mm X 71 mm de large, cette jante est la poulie réceptrice venant du moteur. La transmission avec le moteur s’effectue par courroie plate croisée pour un sens correct de rotation.
L’embrayage (breveté par A.MOREAU) est bien particulier puisqu’il fonctionne fonte sur fonte, sans FERODO.
Cet ensemble tourne sur deux paliers fonte munis de graisseurs STAUFFER.

 

EN COURS DE RESTAURATION 
Montage à blanc des engrenages

PREMIER REMONTAGE SUR CHASSIS

PREMIERE EXPOSITION

Le treuil avec son moteur d’époque sur le chassis !

DEVANT LES MEMBRES ET SYMPATHISANTS

EN ACTION

Le treuil de la carrière Sarazin est le dernier treuil à moteur encore existant.

Il existait un autre treuil à moteur sur la commune voisine d’Haramont, à la carrière Prudhomme, mais il n’y en a plus aucune trace en surface à ce jour et le puits d’extraction a été complètement remblayé.

C’est parce qu’il est unique que l’association Carrières Patrimoine a entamé une restauration minutieuse.
Le travail entrepris sur ce monument « historique » d’Eméville en fera un site pédagogique, culturel et touristique de tout premier plan dans l’Oise.

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6 Réponses to “LE TREUIL D’EMEVILLE (photos)”

  1. Bravo à vous passionnés du patrimoine.
    Votre travail apporte beaucoup aux petits et aux grands.

    Et puis, je peux me vanter de dire que je suis la fille de votre maitre d’œuvre-ingénieur-mécanicien hors pair ! Bravo papa !

  2. Je comprends mieux, pas eu le temps de trop parler dimanche 11 octobre.J’ai vu la qualité du travail réalisé, par Jean Pierre pour la réfection complète du treuil. C’est exceptionnel, çà ne s’improsise pas . Je le reverrai bientôt à St Maximin. Claude . de la Maison de la Pierre .

  3. Salut François, je vois qu’il y a eu du travail de fait depuis notre dernière visite. Lors d’une promenade ,L’automne et ses couleurs vont certainement nous mener vers Emeville, nous passerons à la carrière.

  4. Alain Millot Says:

    Je travaille actuellement sur une biographie de Gustave Mégy. pour l’illustrer, serait-il possible de recevoir une photo du dispositif Mégy installé sur le treuil? Sinon, dans quelles conditions est-il possible de le voir sur site?

    D’avance merci.

  5. Aury Loïc Says:

    Beaucoup de travail intéressant, bravo, mais un point ternit quelque peu le tableau …

    En effet dommage que l’utilisation de l’appellation déposée « Le treuil d’Eméville  » laisse entendre qu’il n’existe qu’un seul treuil dans l’histoire des carrières de la commune puisqu’il y en a deux :
    – le treuil mécanique du Puits à Sarazin.
    – le treuil à manège du Puits à Daubin mu par 3 chevaux.

    • Vous semblez découvrir aujourd’hui l’existence de notre association qui est active dans votre commune, Eméville depuis 2004, et nous nous en félicitons.

      Depuis 2004 nous utilisons l’appellation « Treuil d’Eméville » car c’est le seul et unique treuil de carrier subsistant de cette époque. Voilà presque un siècle qu’il est visible de tous.

      Vous oubliez de préciser que vous soutenez une association qui s’est créée après la nôtre, dans son sillage, reprenant même une partie de notre dénomination sociale qui est pourtant déjà concise.
      En espérant sans doute qu’il n’y ait pas de confusion possible ?

      Une association qui a entrepris de recréer un treuil de carrière tandis que nous oeuvrions déjà à la restauration du treuil de la Carrière Sarazin.
      En espérant sans doute qu’il n’y ait pas de confusion possible ?

      Nous créons « L’écho des Carrières », notre journal associatif, pour le distribuer notamment aux émévillois et cette association fait de même quelques mois plus tard.
      En espérant sans doute qu’il n’y ait pas de confusion possible ?

      Enfin et surtout, vous oubliez de mentionner que les statuts de cette association exigent de ses membres un « engagement personnel (…) au profit exclusif de l’association ».

      Vous passez accessoirement sous silence les menaces juridiques que nous avons reçues, destinées à nous interdire l’utilisation de certains termes du dictionnaire (« treuil à manège » par exemple) car nous n’en étions « pas propriétaires des biens immeubles utilisés dans (n)os tags » internet (sic) !

      Vous paraissez attacher une importance particulière à la précision des mots, mais vous devenez soudainement beaucoup moins scrupuleux lorsque vous évoquez la « restauration » sur la base de simples fondations d’un treuil qui avait disparu du paysage et des mémoires pour la bonne et simple raison que les carriers l’avaient eux-mêmes abandonné au profit d’une entrée en pente douce en … 1913 (Les carrières françaises de pierre de taille, Pierre NOEL, 1970). Quid du mécanisme, de sa composition, de son fonctionnement, de ses capacités ? De la hauteur des assises ? Des matériaux utilisés ?

      D’un point de vue historique et archéologique, la restauration consiste à remettre dans le dernier état connu. Elle nécessite de nombreuses recherches pour aboutir à un résultat fidèle, c’est un travail qui demande de la rigueur et surtout la qualité de renoncer lorsque les sources documentaires sont insuffisantes pour ne pas dire inexistantes.
      Restaurer ne consiste pas à faire un copier-coller d’une réalisation existant déjà ailleurs (comme le Treuil de Châtillon par exemple, qui lui, a été restauré), ni à faire oeuvre d’invention ou de créativité.
      Utiliser du béton armé en lieu et place de pierre naturelle, ce n’est pas restaurer, ce n’est pas reconstruire à l’identique, c’est du trompe l’oeil.

      Si nous sommes aussi attachés au respect du terme de « restauration » c’est qu’il correspond à l’esprit déployé pour le Treuil d’Eméville.
      Un travail de 800 heures pour reconstituer la mécanique à partir des vestiges toujours en place, enfouis sous les gravats.

      Conservé dans l’entièreté des élévations de ses piles et avec l’intégralité de sa mécanique, le treuil de la Carrière Sarazin a fonctionné pendant toute la durée d’exploitation de la carrière. Il est le dernier treuil témoin de l’exploitation de la pierre dans le Valois.
      Le souci de préserver cette authenticité guide notre travail depuis plus d’une décennie, à savoir une restauration scrupuleuse. C’est dans cette optique de respect de l’histoire et de la protection du patrimoine que nous avons fait du Treuil d’Eméville une marque déposée, gage d’un savoir-faire unique qui caractérise notre association et ses valeurs.
      Toute l’équipe de Carrière Patrimoine vous souhaite une excellente année 2016.

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