Archive for the La Carrière Sarazin Category

Journées du Patrimoine 2017, les photos

Posted in Evénements et médias, La Carrière Sarazin on 10 octobre 2017 by Carrieres Patrimoine

Cette année, pour la 13ème fois, Carrières Patrimoine participait aux Journées Européennes du Patrimoine et accueillait le public au Treuil d’Eméville pour faire connaître un patrimoine unique, en cours de restauration,  et faire visiter la Carrière Sarazin, intacte depuis l’arrêt de son exploitation il y a 80 ans !

Les visites ont d’ailleurs fait l’objet d’une présentation sur le site du journal le Parisien, le 16 septembre 2017.

 

Retrouvez cet article sur le site du Parisien

 

Une nouvelle signalétique a été mise en place cette année pour un gain de visibilité et un accès facilité

Le stand de l’association permet aux visiteurs et aux curieux de découvrir nos activités et le travail réalisé depuis 2004. Les enfants pouvaient également être initiés à la sculpture avec des outils adaptés.

 

Première étape de la visite souterraine : l’impressionnant puits d’extraction. (Photo Julie DURAND)

Une carrière intacte, qui n’a pas été pillée ni dégradée : une exception dans le Valois.  (Photo Julie DURAND)

Un patrimoine en place depuis les années 1920 ! (Photo Julie DURAND)

(Photo Julie DURAND)

Les visiteurs peuvent refaire les gestes des carriers, comme le maniement du crapaud, ce treuil à chaîne destiné à tracter des blocs de plusieurs tonnes.  (Photo Julie DURAND)

 

Les démonstrations intéressent les grands …

… mais aussi les petits !

Nous vous donnons rendez-vous aux prochaines Journées Européennes du Patrimoine, en septembre 2018.

Photos Carrières Patrimoine sauf mention contraire

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Atelier du Carrier : le crapaud (suite)

Posted in La Carrière Sarazin on 9 mars 2017 by Carrieres Patrimoine

Crapaud n°2 dans la Carrière SARAZIN

ATELIER n.m. Terme de carrière. Lieu où travaillent les ouvriers carriers pendant qu’ils procèdent à l’extraction de la pierre en galerie souterraine.

CRAPAUD n.m. Terme de carrière. Synonyme de mécanique, c’est-à-dire treuil très puissant, manoeuvré à la main et monté sur trois roues ce qui lui assure une grande stabilité. En 1891, on parlait déjà de « treuils crapauds avec chaînes »

Cet article est une suite de la présentation des crapauds ou  treuils de la Carrière Sarazin, à Eméville.


Détail de l’arrimage du crapaud dans le pilier.
Peinture de Pierre OUALLE dans la Carrière du Clocher (Carrière MASCITTI), 1969.


Carrière SARAZIN

La chaîne passe dans un trou fait à l’aiguille dans un angle de pilier. Dans d’autres cas, c’est au milieu de la face du pilier que la chaîne est accrochée : le passage de la chaîne est alors creusé en 2 parties qui se rejoignent. Parfois aussi, la chaîne sera passée autour du pied d’un poteau solidement calé (le sommet du poteau rentre dans un trou fait au pic dans le ciel de carrière).

Le trou d’une quinzaine de centimètres de diamètre est réalisé à 50 cm de haut et à 50 cm de distance de l’angle du pilier. Il est recoupé perpendiculairement par un autre trou fait sur l’autre face du pilier avec les mêmes caractéristiques. La surface de pierre retenant la chaîne est de 0.5 m x 0.5 m = 0.25 m2.

Détail de la profondeur du trou réalisé


Arrimage du crapaud en plein milieu d’un pilier.

Comme en angle de pilier, les trous sont réalisés à une hauteur de 50 cm. Le trou de gauche mesure 70 cm de profondeur, celui de droit 80 cm et ils sont espacés d’environ 70 cm. Par conséquent, la surface de pierre ainsi délimitée est de 0.24 m2, valeur très proche de celle précédemment calculée à l’angle de pilier.

Le tracé du trou au crayon noir est encore visible


C’est grâce à l’état exceptionnel de préservation de la Carrière Sarazin que nous avons pu observer et reconstituer ces procédés. L’étude de l’implantation des trous pour chaînes et des poteaux permet de découvrir dans quel sens les galeries ont été exploitées.

Le maillon de la chaîne est passé dans la gorge du crochet


Autre vue


Crapaud n°2 dans la Carrière Sarazin

Les chaînes, comme c’est le cas dans la Carrière SARAZIN, peuvent mesurer plus de 15 m et peser une centaine de kilos ! La chaîne du crapaud n°1 mesure 15,37 m et compte 19 maillons au mètre, d’un diamètre de 20 mm chacun.

La chaîne du crapaud n°2 mesure 9,47m et celle du crapaud n°3 10,65m

Des techniques de pointe !


Pesée d’une chaîne de 3,34m

 

Traîner une telle chaîne n’est pas une mince affaire, même pour des carriers aguerris !

Le 3 septembre 1926, dans la carrière du chemin de Vez, Albéric DURAND, carrier de 57 ans, « chute pendant la traction d’une chaîne de treuil » et se plaint de « douleur dans les reins ». Le médecin prescrit « 12 à 15 jours de repos sauf complication »

(c) textes et photos François Chaut, Carrières Patrimoine. Remerciements : Eric Blondeau, Marco Lacaille et Carrière Mascitti.

Journée du Patrimoine 2016 : le bilan

Posted in Evénements et médias, La Carrière Sarazin on 9 mars 2017 by Carrieres Patrimoine

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Pour cette 12ème participation consécutive aux Journées Européennes du Patrimoine, la Carrière Sarazin a accueilli plusieurs dizaines de visiteurs venus découvrir les entrailles du Treuil d’Eméville. Merci à nos visiteurs et à leurs encouragements !

 

Installée devant le Treuil d’Eméville, notre exposition présente la vie des carrières en général et celle de la Carrière Sarazin en particulier.

Histoire de la voie Decauvile, techniques d’extraction, culture du champignon dans les carrières. Nous présentons également les activités de l’association : chantiers de restauration, études du site, visites de carrières remarquables.

La suite de la découverte a lieu sous terre, avec tout l’équipement nécessaire.

 

Une visite au temps des carriers.
Les plus curieux peuvent même s’essayer à manier les outils d’extraction pour se rendre compte des conditions de travail de l’époque.

Toute l’équipe de Carrières Patrimoine vous donne rendez-vous au Treuil d’Eméville les 16 & 17 septembre 2017 pour la prochaine édition des Journées du Patrimoine !

(c) Textes et photos François Chaut pour Carrières Patrimoine

Atelier du Carrier : la scie à pierre

Posted in L'atelier du Carrier on 18 février 2016 by Carrieres Patrimoine

ATELIER n.m. Terme de carrière. Lieu où travaillent les ouvriers carriers pendant qu’ils procèdent à l’extraction de la pierre en galerie souterraine.

SCIE : n.f. Lame d’acier dentelée (pour les pierres tendres) ou sans dents (pour les pierres dures) qui, par un mouvement de va-et-vient, entame et divise peu à peu les matières dures.

Le sciage de la pierre dure, avec une scie sans dents, se fait par l’action du grès (l’abrasif généralement utilisé) que le scieur jette, régulièrement, avec de l’eau, contre la lame de la scie ; c’est le grès entraîné par le fer de la scie qui use la pierre. Le sciage de la pierre tendre avec une scie à dents diffère à peine du sciage du bois.

BALEINE : n.f. Scie à pierre tendre, très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe.

Les baleines sont des scies à dents dont la hauteur de la lame a été réduite par des opérations de retaillage successives. Il est amusant de noter qu’un autre type de scie porte un nom d’animal : il s’agit de la scie crocodile à laquelle nous avons déjà consacré un article.

Notre première scie photographiée présente certaines caractéristiques de la baleine, notamment la souplesse et la flexibilité, mais sa lame n’est pas assez étroite pour correspondre à celle d’une baleine. La seconde scie possède une lame plus étroite mais manque de flexibilité.

La forme particulière de la scie est destinée à faciliter l’évacuation de la poudre de pierre.

La voie de la scie détermine l’épaisseur du trait de coupe, forcément supérieure à celle de la lame.

Chaque dent mesure de 3 à 4 cm

Cette scie ayant beaucoup servi, ses dents ne sont plus du tout affûtées.

Détail du rivetage de la douille d’une poignée.

Détail du rivetage de l’autre côté de la douille d’une poignée.

« Scies à pierre, dites passe-partouts à douilles. Scies passe-partout façon Caen à douilles » (sic).
Extrait d’un catalogue de matériel pour carriers et tailleurs de pierre datant d’avant-guerre.

Les dents mesurent de 4 à 5 cm.
L’espace entre les dents permet d’évacuer la matière tranchée

Détail de l’affûtage des dents particulièrement bien visible

Aperçu de la voie

Nous n’avons pas de photo de scie à pierre dans la Carrière Sarazin mais le cliché ci-dessous illustre parfaitement l’utilisation de l’outil.

Scie à pierre en service sur un chantier

On peut faire de nombreux commentaires sur cette photo non datée représentant 2 ouvriers, des tailleurs de pierres plus que des carriers, débitant à la scie  ce qui semble être un bloc de pierre tendre.
La pierre taillée est sans doute à destination du chantier de construction en arrière plan à gauche tandis qu’on aperçoit des immeubles de 2 à 5 étages sur la droite. Toujours sur la droite du cliché, on distingue également un autre bloc, de dimension plus restreinte, posé sur cales.
Chacun des 2 hommes est juché à environ 1.5m du sol sur un bastaing posé sur une échelle appuyée au bloc. Le bloc mesure presque 2m de largeur pour une hauteur supérieure à 2,60m. On distingue parfaitement la « plumée » qui trace le contour de la face visible du bloc sur lequel est inscrite la mention « Daubin Frères » ainsi que son numéro commençant par 2.
Les traces d’extraction à la lance sont également visibles, ce sont les stries presque verticales qui ornent la face du bloc. Ce dernier n’est pas dans le sens de son lit d’origine, on lui a fait faire quartier, peut-être à l’aide du cric visible sous l’échelle de gauche.
Les 2 ouvriers ont déjà entamé leur tranche d’environ 60cm et la scie dépasse peu de chaque côté du bloc, ce qui laisse peu de marge de manoeuvre à chaque ouvrier, gare aux doigts ! Les dents de la scie ne sont pas visibles mais l’outil pourrait être similaire à la scie n°1 présentée ci-dessus et qui mesure presque 2,60m de longueur !

 

 

Bibliographie :
Technologie de la pierre de taille, Pierre NOEL
Pierre de taille, Etienne CUNRATH

(c) Texte et photos F. Chaut, cliché collection particulière

Bonne année 2016 !

Posted in La Carrière Sarazin on 15 janvier 2016 by Carrieres Patrimoine

Carrières Patrimoine vous souhaite une bonne et heureuse année 2016 !

Depuis sa création, ce site a eu plus de 84 000 visites, avec une moyenne d’un millier de visites par mois au cours des 6 dernières années. Merci à nos visiteurs fidèles ou curieux.

En 2015, nos activités ont représenté 161 journées de bénévolat, soit une hausse de 23% par rapport à l’année précédente.

Outre la participation au stage chauves-souris du COSIF en février  et l’exposition photographique accompagnée du diaporama 3d en juin, le point d’orgue de l’année 2015 a été l’ouverture de la Carrière Sarazin au public pour la première fois depuis 11 ans, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine.

Le stage de biospéléologie aura de nouveau lieu en 2016, les 20 & 21 février.

Carrières Patrimoine participera à la Fête de la Pierre de Saint Maximin les 18 & 19 juin.

Le Treuil d’Eméville participera aux Journées européennes du Patrimoine les 17 & 18 septembre et le public pourra à nouveau visiter la carrière Sarazin.

L’association poursuivra ses activités d’étude et de restauration du Treuil d’Eméville et de la Carrière Sarazin tout au long de l’année. N’hésitez pas à venir découvrir un patrimoine unique et participer à sa mise en valeur.

Au premier semestre 2016, les chantiers auront lieu aux dates suivantes :

23 & 24 janvier 2016

12 & 13 mars 2016

9 & 10 avril 2016

du 5 au 8 mai 2016

Les sorties découverte ou photo, organisées tout au long de l’année, seront annoncées au fil du temps.

A très bientôt !

 

 

 

 

Les Journées du Patrimoine 2015 en images ! (2nde partie)

Posted in Evénements et médias, La Carrière Sarazin on 15 décembre 2015 by Carrieres Patrimoine

Cet article fait suite à une première présentation de ces Journées européennes du Patrimoine qui ont vu le public visiter pour la première fois la Carrière Sarazin.

Après un dernier rappel des consignes de sécurité, chaque visiteur harnaché et casqué entamait sa descente de 20 mètres.

La curiosité et la soif de découverte(s) ont motivé nos visiteurs qui n’avaient pas besoin d’être spéléologue chevronné ou grand sportif. Notre plus jeune visiteur avait 5 ans et le plus âgé 67 ans !


Une sortie familiale dans un cadre où petits et grand évoluent en toute sécurité.


Une découverte pour les plus jeunes

Les visites guidées étaient assurées par des membres de l’association en tenue d’époque, à la lueur d’une lampe acétylène identique à celles utilisées par les carriers un siècle auparavant.

 

Accompagné d’un guide, chaque groupe de visiteurs découvre les méthodes d’extraction et le travail des carriers avec les outils d’origine. Une visite inoubliable au temps des carriers.

A 20 mètres sous terre, c’est un voyage de 95 ans en arrière dans l’histoire du village et un bond géologique de plusieurs dizaines de millions d’années, lorsque des eaux chaudes, calmes et peu profondes occupaient la surface de la région.

Nous avons accueilli et guidé plus d’une cinquantaine de personnes dont une quinzaine d’enfants.

Les visiteurs, pour la plupart, découvraient pour la première fois une carrière souterraine. Certains, cependant,  connaissaient déjà la carrière pour y être venus il y a presque 20 ans. L’un d’entre eux, acteur passionné du monde souterrain et auteur d’un ouvrage consacré au premier Inspecteur Général des Carrières de Paris, Charles-Axel Guillaumot, a apprécié tout le travail réalisé et a même exhumé du matériel enfoui. Un coin, un bougon et une chaîne à lance ont ainsi été retrouvés et viennent compléter l’inventaire du matériel de la Carrière Sarazin.

Les visiteurs ont laissé leur témoignage sur notre livre d’or, nous les remercions de leur confiance.

L’association Carrières Patrimoine remercie tous les bénévoles et sympathisants qui ont contribué indirectement ou directement à cet événement, en particulier le Comité Département Spéléologique de l’Oise.

© Texte F. Chaut, photos Konogan, J-S. Simon, F. Chaut

Les Journées du Patrimoine 2015 en images ! (1ère partie)

Posted in Evénements et médias, La Carrière Sarazin on 20 septembre 2015 by Carrieres Patrimoine

Les 19 & 20 septembre 2015, pour la 11e année consécutive, le Treuil d’Eméville accueille le public dans le cadre de ce rendez-vous culturel annuel incontournable que sont les Journées Européennes du Patrimoine.

Depuis sa création il y a 12 ans, l’association met en valeur le patrimoine de la commune d’Eméville

Le Treuil d’Eméville, visible depuis 95 ans est la partie visible de la Carrière Sarazin

Depuis 10 ans, l’association Carrières Patrimoine proposait au public des animations avec démonstration d’outils anciens, initiation à la taille de pierre pour les enfants,  diaporamas en relief, panneaux pédagogiques, visite commentée du Treuil d’Eméville, redémarrage de la machinerie restaurée en 2008, plans, maquettes, etc.

La Carrière Sarazin parmi les 5 coups de coeur du Courrier Picard !

La grande nouveauté de 2015 a été l’ouverture exceptionnelle de la Carrière Sarazin aux visites publiques, après un chantier de plusieurs années qui a mobilisé de nombreux bénévoles. Pour la première fois, le public a pu marcher sur les traces des carriers : une descente de 20 mètres sous la terre, un voyage de 95 ans en arrière dans l’histoire locale et un bond géologique de 45 millions d’années, au moment où une mer chaude, calme et peu profonde, couvrait la région.

A l’arrière plan, le Treuil d’Eméville, une construction presque centenaire !

La carrière ne disposant pas d’un accès de plain-pied, c’est grâce à la mise en place d’échelles fixes et de paliers de sécurité que le public a pu découvrir cette carrière souterraine intacte, abritant encore tout son matériel d’extraction et d’exploitation. C’est la seule et unique carrière de la région qui possède encore son matériel d’époque.

 

Afin d’offrir des conditions de visites idéales (sécurité irréprochable, délai d’attente réduit, visite guidée et commentée en petit comité) les personnes intéressées avaient été invités à réserver leur visite. Une liste d’attente a même été créée car nous n’avons pas pu satisfaire toutes les demandes.

La visite était ouverte à toutes les personnes non sujettes au vertige ou à la claustrophobie. Nos visiteurs étaient âgés de 5 à 67 ans, spéléologues amateurs ou simples curieux. Pour assurer à la descente comme à la remontée ce voyage de 20 mètres sous la terre, chaque visiteur était harnaché et casqué. Les enfants quant à eux étaient équipés d’un matériel spécifique, adapté à leur taille.

Après une présentation du déroulement de la visite et des consignes de sécurité, les visiteurs sont équipés.

L’association Carrières Patrimoine remercie tous les bénévoles et sympathisants qui ont contribué indirectement ou directement à cet événement, en particulier le Comité Département Spéléologique de l’Oise.

Découvrez la suite de cet article avec les photos des visites souterraines

(c) Textes et photos François Chaut pour Carrières Patrimoine