Les chauves-souris à la frontière entre les espèces

Le Collège de France accueille la Journée d’étude organisée par Frédéric Keck, Arnaud Morvan (Laboratoire d’anthropologie sociale) et Michèle Cros (Laboratoire d’anthropologie des enjeux contemporains), mardi 4 Juin 2019 (Salle 5, 11 place Marcelin Berthelot, 75005 Paris).

Cette journée d’étude se propose de cartographier les différents modes d’attachement entre humains et chauves-souris dans un contexte à la fois d’extinction d’espèces et de risques zoonotiques, à partir de cas d’études singuliers à la confluence de différentes disciplines de sciences sociales et de sciences du vivant.

Voici la présentation de cette journée d’étude

Depuis une vingtaine d’année, les relations interspécifiques sont devenues un nouveau champ de la recherche en anthropologie sociale, mettant fin à une séparation trop nette entre humains et animaux. Avec la deuxième plus grande diversité spécifique chez les mammifères, les chauves-souris (ou chiroptères) occupent dans les différentes cultures humaines une place singulière, car elles marquent le passage entre des catégories comme le diurne et le nocturne, le sauvage et le domestique, le haut et le bas.
Objets de multiples recherches allant des mathématiques à la microbiologie en passant par l’anthropologie médicale et l’écologie, elles sont considérées comme des espèces clés dans le maintien de la biodiversité des écosystèmes tout en agissant comme l’un des principaux vecteurs de transmission de pathogènes entres les espèces (Ebola, Nipa, Hendra, SRAS…). Les mesures de biosécurité qui leur sont appliquées, notamment la dispersion quand elles se rapprochent des villes, entrent en tension avec leur statut d’espèce protégée. Leur physiologie unique de mammifères volants leur offre une exceptionnelle résistance à une multitude de virus qu’elles transmettent à un grand nombre d’espèces animales, y compris aux humains, et permet donc d’imaginer de nouvelles formes d’immunité.
Les chiroptères se situant ainsi à l’articulation des santés animales, humaines et environnementales, leurs relations avec les humains semblent jouer un rôle prépondérant dans la préservation et/ou la rupture de ces équilibres sanitaires. Or les naturalistes se passionnent de plus en plus pour l’observation et le soin de ces espèces devenues emblématiques de la conservation. Cette journée d’étude se propose de cartographier les différents modes d’attachement entre humains et chauves-souris dans un contexte à la fois d’extinction d’espèces et de risques zoonotiques à partir de cas d’études singuliers à la confluence de différentes disciplines de sciences sociales et de sciences du vivant.

 

Et voici le programme de cette journée.

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