Visite guidée des Carrières de Vassens

C’est le 9 juillet 2016 que nous avons eu le plaisir de faire la visite des Carrières de Vassens (Aisne).

A cette occasion nous avons été accompagnés par M. Roger Lemaire, ancien directeur technique des Carrières de Vassens, qui nous a fait revivre l’âge d’or de cette carrière durant les Trente Glorieuses. Pour plus de détails, retrouvez notre article consacré à la pierre de Vassens et Saint Pierre Aigle.

« Mon premier métier et ma passion : la pierre de construction pour réaliser des bâtiments de standing, des immeubles collectifs, des restaurations diverses (ponts de Paris, Orangerie du château de Versailles, etc), des cheminées d’intérieur, des sols en pierres dures et marbres »

Une grande partie du témoignage de M Lemaire a été filmée et fera l’objet d’une présentation ultérieure, après montage.

Présentation d’un outil commercial d’époque : les échantillons des pierres commercialisées par les Carrières de Vassens

Présentation schématique de l’extraction au front de taille.L’extraction se fait sur 4 blocs de large.

On commence par extraire le four, afin de créer un vide qui permettra de dégager plus facilement les blocs au dessus. Ce bloc tiroir est extrait par haveuse horizontale à 2 bras parallèles, par forage et par éclatement avec des coins en bois(pour la face arrière).

On cale ensuite les 4 blocs bruts non coupés en face arrière pour éviter qu’ils s’arrachent inopinément. Le bloc de gauche, le 1er de la série, est cassé en fond de masse en utilisant des coins en bois. Une haveuse verticale est alors introduite dans le vide ainsi créé. elle permettra de découper la face arrière des blocs 2, 3 et 4.

 

Montage d’une haveuse sur un front de taille.

Plan des Carrières de Vassens.

A la fin des années soixante, ce sont 70 000 m3 de blocs bruts qui sortaient annuellement de la carrière.  A la même époque, à Bonneuil-en-Valois, la Carrière du Clocher produisait 5 000 à 6 000 m3 par an. (Source Pierre NOEL, Les carrières françaises de pierre de taille, 1970)

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Photographies de l’ancien atelier de taille des blocs

  Chargement des blocs sur un camion pour livraison au chantier

 

M. Didier Ferdinand nous a guidé dans la carrière qu’il protège des dégradations depuis plusieurs années. Il en connaît par coeur les 200 km de galeries. Un travail considérable a été entrepris, grâce à un propriétaire respectueux.

« Monsieur Carnot
Président de la R-F
assassiné à Lyon le 24 juin 1874
par
Casério Galvalin »

Reconstitution de l’assassinat du président Carnot à la une du Petit Journal du 2 juillet 1874.
Les illustrateurs ont fait les beaux jours de ces publications. Ces couvertures avaient un énorme impact sur les lecteurs. Le dessin était un moyen bien pratique de montrer un événement qui n’avait pas ou n’aurait jamais pû être photographié. Avec l’avènement de la photographie de presse, les couvertures spectaculaires de ce genre ont peu à peu disparu.

« Dans un contexte d’agitation syndicale et anarchiste (une partie des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l’opposition socialiste, venaient d’être votées), Sadi Carnot, président de la République depuis 1887, était particulièrement haï dans les rangs anarchistes pour avoir refusé la grâce d’Auguste Vaillant, guillotiné le 5 février 1894 pour l’attentat à la Chambre des députés du 9 décembre 1893. « (source Wikipédia)

« En déplacement à Lyon, alors que Sadi Carnot salue la foule massée de chaque côté de la rue et que la voiture présidentielle, décapotée, s’engage rue de la République, l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio monte sur le marche-pieds et blesse mortellement d’un coup de poignard le président, en le frappant au foie à l’aide d’un couteau au manche bombé présentant une lame damasquinée de 16,5 centimètres . Le président s’effondre en arrière sur le siège, portant la main sur sa blessure et prononçant « Je suis blessé ». Après cet acte, l’assassin n’essaie pas de fuir, mais court autour de la voiture du moribond en criant « Vive la Révolution » puis « Vive l’anarchie » avant d’être immobilisé et arrêté. Le député Gaston Doumergue, futur président de la République, est témoin de la scène. » (source Wikipédia)

Soldat à la pipe

« heures de travail     Matin de 7h à 11h    Soir de 14h à 18h »

Le site des Carrières de Vassens est sous surveillance pour le protéger des ravages commis par des visiteurs clandestins. Les seules visites possibles se font en prenant rendez-vous : dferdinand@orange.fr.

 

Bibliographie : Les souterrains de l’Aisne

Remerciements : M. Roger Lemaire, M. Didier Ferdinand.

 

 

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