Photographie souterraine 2ème partie

Vous avez pu voir quelques images prises dans la carrière DELACROIX. Avant de vous présenter le résultats de ce stage, en voici les coulisses.


Pas de doute, c’est un stage photo…

Ce qui suit est moins un compte-rendu technique qu’un retour d’expérience.

Pour faire des images en 3D, il faut disposer de 2 photos presque identiques, correspondant chacune à la vision d’un oeil.

Ceux qui veulent conserver leur appareil numérique habituel peuvent utiliser une réglette graduée qui permettra de translater l’appareil en reproduisant l’écartement type entre chaque oeil et en respectant la règle des 30è (pour le premier plan): on divise la distance entre l’appareil et le sujet photographié (le premier plan) par 30 pour savoir de combien on doit déplacer l’appareil sur la réglette.
A première vue, c’est relativement simple mais cela demande une grande rigueur et de la méthode puisqu’il faut prendre systématiquement 2 clichés (un pour chaque oeil).
De préférence toujours dans le même ordre, ça aide pour associer ensuite les fichiers dans le logiciel.
Ca se complique ensuite avec des règles aussi incontournables que faciles à transgresser.

Entre les 2 images on déplace l’appareil photo de quelques centimètres, et seulement l’appareil photo. Il est donc fortement déconseillé de déplacer son pied photo ou de le bousculer.
Il faut également veiller à ce que la réglette reste parfaitement horizontale ce qui semble tenir de l’exploit, même en disposant du niveau a bulle.
L’éclairage sur chaque cliché doit être identique. Il ne faut pas déplacer les flash, il faut écarter les intrus du champ de l’appareil et chasser les curieux dotés de lampes frontales qui viennent vous demander si vous avez enfin fini.
Le sujet à photographier doit rester parfaitement immobile : on privilégiera dès lors les photos de paysages (sans vent, sans cours d’eau, sans oiseaux, etc…), galeries souterraines, concrétions, tas de cailloux, vieux équipements plutôt que le spéléologue qui, même de bonne volonté, sera incapable de tenir une apnée statique de plusieurs minutes.

Pour gagner du temps (et surtout éviter les inconvénients cités ci-dessus) il existe des appareils stéréoscopiques qui permettent de prendre 2 photos simultanément. C’est cet appareil qui a permis de prendre les photos de cet article.
C’est merveilleux, on peut se passer de la réglette mais toujours pas de la parfaite horizontalité de l’appareil …(niveau a bulle)
Les soucis d’éclairage sont divisés par 2 une fois que vous avez réalisé que vos anciennes cellules de déclenchement automatique des flash ne sont pas compatibles avec le flash de l’appareil …
Si le temps de pause de 1/2 seconde permet de saisir tous les flous dûs au bouger, il est trop court pour envisager un déclenchement manuel des flash…

De plus, l’appareil photo stéréoscopique a un angle de vision suffisamment étroit pour ne pas avoir trop de champ à éclairer mais bien sûr suffisamment large pour repérer les éléments indésirables sur l’image tels que : sacs, pieds photo voir photographe en tout ou partie).

Le plus de l’appareil réside dans sa batterie unique qui se vide en une demi journée de travail et nécessite la proximité d’une prise électrique. Cela permet de rythmer agréablement la séance de prises de vues d’autant de pauses lorsqu’on n’a pas de montre.

Une fois que vous maîtrisez ces quelques considérations bassement matérielles, vous avez l’esprit libre pour tenter de transformer votre sujet en quelque chose d’artistique.

Bravo, vous avez fait la moitié du travail !

Il reste maintenant à charger les fichiers sur l’ordinateur, repérer et indexer les photos de droite et de gauche avant de pouvoir retraiter toutes les images, ajuster les couples stéréoscopiques, créer et sauvegarder les images au format dans lequel elles seront exploitées ensuite (en images doite-gauche pour visionnage avec un stéréoscope, en anaglyphes couleur ou noir et blanc, au format dédié pour télévision en relief avec 3D passive).

Et voilà un petit exemple du travail réalisé.


Image gauche


Image droite


Association stéréoscopique

Et voilà le résultat pour une vision avec lunettes rouge-cyan :


Anaglyphe couleur

(c) Photos François CHAUT

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2 Réponses to “Photographie souterraine 2ème partie”

  1. […] à la journée de prises de vues dans la carrière DELACROIX, il a fallu retraiter toutes les images, ajuster les couples stéréoscopiques, créer et sauvegarder les images au format dans lequel […]

  2. […] La suite avec la 2ème partie des photos […]

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