Rencontres de la S.F.E.S. #3 Coucy-le-Château

Nous quittons ensuite Confrécourt pour un déjeuner à l’intérieur des remparts de Coucy-le-Château, avant de parcourir les ruines du château et d’explorer quelques aménagements souterrains.

« Ce château emblématique, de taille démesurée et proportionnelle à l’ego de la dynastie des Enguerrand, les « Sires de Coucy », avait notamment le plus grand « donjon » (tour maîtresse) d’Europe. Une ligne de chemin de fer spéciale partait de Paris pour permettre la visite de ce haut lieu, jusqu’à sa destruction à la première guerre mondiale.
Toutefois, les ruines sont saisissantes, des sous-sols préservés et les acteurs locaux attachés à la mise en valeur de ce patrimoine, qui nous accueilleront, sont les dignes héritiers des constructeurs. »


Maquette du château de Coucy à la fin du XIXe siècle


La ville est ceinturée de remparts flanqués de 33 tours en saillie. On ne peut y accéder que par 3 portes pour mieux en faciliter la défense.


Un fossé de 20 mètres de largeur séparait le château de la basse cour. Le donjon lui même était isolé du château par un profond fossé, destiné à arrêter les travaux des mineurs. Il existait également des galeries de contre mine.

C’est grâce au travail de l’architecte Viollet-le-Duc, au XIXè siècle, que des reconstitutions du château ont été ralisées.

 Le donjon mesurait 31 mètres de diamètre pour 54 mètres de haut, ce qui faisait de lui, et ce jusqu’en 1917, le plus important d’Europe. Il dépassait de 20 mètres celui du château du Louvre.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville de Coucy-le-Château-Auffrique fut occupée pendant 3 ans par les armées allemandes. Elles décidèrent de détruire le site fortifié avant de se replier en mars 1917. On pense que c’est moins la place stratégique que le symbole qui était visé.

Il a fallu 28 tonnes de cheddite pour faire écrouler le donjon tandis et plus de  10 tonnes pour les autres tours du château. Pour les trois portes d’entrée de la ville, de plus petites charges furent utilisées. L’explosion eut lieu le 27 mars 1917


Ce qui reste du donjon après que les Allemands l’aient détruit


Vue de l’intérieur d’une des tours encore en place

Nous avons ensuite pu visiter d’autres souterrains dans la ville : une cave à plusieurs niveaux, des galeries dans les remparts.


Accès à la cave depuis le jardin


Dans la cave, cet escalier à redan permet d’atteindre un second niveau souterrain


L’eau et la boue comblent lentement ce qui pourrait être un ancien site de stockage


Dans les remparts au niveau de la porte de Laon


Cul de lampe sculpté

En fin de journée, nous arrivons à Saint Gobain, où nous sommes reçus par M le Maire qui évoque le passé industriel de la ville et le traumatisme causé par l’arrêt de l’usine Saint Gobain.

Dîner dans la crypte de l’église de Saint Gobain, à la découverte de quelques spécialités régionales, avec les explications de Denis Montagne.

A suivre : Saint Gobain

visite précédente : les Carrières de Confrécourt

Bibliographie :  Description du château de Coucy par Eugène Viollet-le-Duc

Photos F. Chaut

Carrière Sarazin, Treuil d’Eméville, Eméville, Carrière du chemin de Vez, Civet Pommier, puits à Daubin, la Bouloye, Mascitti, Carrière du clocher, Carrières patrimoine, Roches & carrières, Treuil à moteur, Cotte Industries, Treuil à manège
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