CILAC et Patrimoine Industriel à Eméville


Le Treuil d’Eméville à la Carrière Sarazin

Lorsque nous avons créé notre association à Eméville pour nous occuper de la Carrière Sarazin, nous avons introduit dans le vocabulaire de la commune une expression jusque là peu utilisée : il s’agissait du Patrimoine Industriel.

Pourtant certains esprits chagrins nous défendaient même le droit de parler du Patrimoine Industriel des carrières puisque selon elles : « il n’y a jamais eu d’activité industrielle de la pierre à Eméville, contrairement à Bonneuil et à sa fameuse montagne pierreuse« .

Alors : jalousie ou ignorance ?

Car les faits sont là :

  1. 3 carrières de pierre tendre exploitées sur plusieurs décennies,
  2. un chemin de fer à voie étroite installé spécialement pour desservir les carrières CIVET POMMIER & CIE (Carrières des Trois Fontaines, de la Bouloye et du Chemin de Vez)
  3. un locotracteur PETOLAT pour tirer les wagonnets circulant sur cette voie
  4. un « decauville » posé dans la carrière Sarazin pour le bardage des blocs dans les galeries souterraines
  5. un treuil à moteur pour remonter les blocs depuis le fond de la Carrière Sarazin (treuil MOREAU associé à un moteur BERNARD)
  6. un camion automobile NASH QUAD (remplacé ensuite par un camion PURREY) pour transporter les blocs de la Carrière Sarazin jusqu’à la gare d’Eméville
  7. un important dépôt de pierres à la gare d’Eméville, où les blocs attendaient de partir sur le « chemin de fer de petite vitesse ».

On le constate bien, on est loin des exploitations artisanales et familiales, aussi bien organisées fussent-elles ! Les carriers-exploitants disparaissent pour laisser place à des entrepreneurs et à des sociétés établis à Paris qui ont pour nom CIVET POMMIER & CIE, DIOR , Société des carrières de l’Oise, etc.

La Carrière Sarazin, fleuron des carrières d’Eméville, a tout d’abord été exploitée par Georges Sarazin dans le cadre d’une société en commandite simple avant d’être reprise par lui pour son propre compte.

Pas besoin d’avoir une usine, une briqueterie, une filature ou un haut-fourneau à Eméville pour parler de Patrimoine Industriel. Les carrières de la commune, en particulier la Carrière Sarazin, témoignent par leur mode d’exploitation d’une industrialisation de l’activité extractive.

Voilà pourquoi nous vous parlons aujourd’hui du CILAC, le Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel.

Le CILAC est une association sans but lucratif, fondée en 1979. Première structure française à affirmer que l’industrie entrait dans le champ du patrimoine et méritait une attention particulièrement soutenue, sa mission est de promouvoir, dans notre pays, la protection du patrimoine de l’industrie.

Nous vous invitons à visiter le site du CILAC pour apprécier l’ampleur et la diversité de ses activités.


Cliquez sur l’image pour découvrir le site du CILAC

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2 Réponses to “CILAC et Patrimoine Industriel à Eméville”

  1. […] On le voit, la pierre de la Bouloye n’est pas réservée à un usage local, surtout dans la période d’industrialisation croissante de l’activité extractive (voir l’article consacré au Patrimoine Industriel d’Eméville). […]

  2. […]  (Voir l’article consacré au Patrimoine Industriel d’Eméville) […]

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