Dans la Carrière Sarazin

Cet article reprend les photos précédemment publiées dans la page intitulée « DANS LA CARRIERE »

Suivez-nous dans les galeries de la carrière Sarazin, 20 mètres sous les champs, à l’époque où l’extraction était encore réalisée à force d’homme !

La plus belle carrière de pierre tendre en Picardie, la plus authentique, la mieux préservée !


A 20 mètres de profondeur, l’eau et la pierre ont réalisé ces perles des carrières en moins d’un siècle.

Le coeur de la carrière : la voie Decauville, une plaque tournante pour changer la direction du lorry (le wagonnet plat sur lequel les blocs de pierre sont transportés dans la carrière depuis le fond de l’exploitation jusqu’à la base du puits d’extraction).

Le treuil visible au premier plan est un treuil à bras fixé au sol : un câble s’enroule autour du tambour du treuil actionné par 2 carriers. Le bloc de 8 tonnes posé sur le lorry avance doucement sur la voir étroite.

Détail du treuil à bras d’origine anglaise, fabriqué par les établissements YOUNGS à BIRMINGHAM


Détail d’une roue du lorry portant l’inscription BUFFALO CAR WHEEL CO, NEW YORK. Vous trouverez plus d’explications dans l’article Un Decauville à Eméville


La poulie de mouflage : 5 brins de câble, double poulie, la démultiplication permet de faire remonter un bloc de 8 tonnes par le puits d’extraction qui mesure 20 mètres de hauteur !


Les hommes ont laissé des outils et du matériel, tel ce bidon d’huile « surfine » !


Cette vue du ciel de la carrière permet de comprendre comment était réalisée la tranche horizontale au dessus du bloc supérieur. La tranche est réalisée en 2 étapes, comme l’indiquent les traces de lance. Seule une petite portion de ciel n’a pas été découpée, c’est le triangle que l’on voit.


Extrémité d’une lance faite pour recevoir un « bougon ». Aux débuts de l’extraction à la lance, cette dernière n’était pourvue que d’une seule extrémité servant à trancher la pierre. Par la suite, les 2 extrémités de la lance ont été forgées pour servir successivement. Dernière évolution : une tête tranchante amovible, le fameux « bougon ». De cette manière, on ne devait apporter au forgeron qu’un outil de dimensions réduites au lieu d’une lance de plusieurs mètres !
La fente pratiquée dans le corps de la lance permet de faire sortir le bougon au moyen d’une clavette faisant office de chasse.


Détail d’une petite lance appelée auguille. Les initiales dans l’outil désignent SARAZIN Jules Constant, exploitant de la carrière.


Un bloc resté dans la carrière. Posé sur ses cales en pierres, la lumière rasante permet d’admirer le travail fait au marteau taillant qui lui donne cet aspect si caractéristique.


Ce bloc a été laissé sur place par les carriers. La présence d’une mince strate avec des algues fossilisées fragilise la pierre. Cette starte géologique se retrouve dans la carrière du chemin de Vez (ancienne carrière Daubin reprise par Civet Pommier), dans la carrière de la Bouloye (ancienne carrière Civet Pommier) et dans la carrière de Trois Fontaines (également ancienne carrière Civet Pommier).


Lucien FORTIER, né en 1905, a travaillé successivment dans la carrière Prudhomme à Haramont, dans la carrière Sarazin et dans la Carrière du Chemin de Vez à Eméville


DEHANT est-il ce personnage apparemment masqué ?


Seules 2 galeries de la carrière Sarazin portent des noms, l’une d’elle étant la Rue Blanche. Il y a quelques années, un « expert » local des carrières nous avait proposé de baptiser certaines galeries en prenant les noms du monument aux morts de la commune. Comme l’idée nous semblait déplacée, nous n’y avons jamais donné suite. Nous respectons le travail des carriers qui ne doit pas servir de faire valoir aux ambitions individuelles


Inscription au noir de fumée, faite par une lampe acétylène. Cette datation permettait de connaître l’étendue de l’exploitation à fin de l’année


Tableau de comptage des blocs extraits et équarris. Chaque bloc est identifié par un numéro accompagné de son volume. On peut ainsi constater que les blocs pouvaient généralement dépasser un volume de 5 mètres cubes, soit un poids supérieur à 8 tonnes !!

Photos Francois Chaut et Francoise Lidonne

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