Le Treuil d’Eméville : la mécanique en mouvement

Posted in Restauration du Treuil on 1 décembre 2017 by Carrieres Patrimoine

En cette fin d’année, nous vous (re)présentons la mécanique du Treuil d’Eméville restaurée et en action.
Rejoignez-nous pour préserver ce site unique et participer à sa restauration et à sa remise en fonction.

En démonstration à Saint Maximin pour la Fête de la Pierre

Carrières Patrimoine remercie M. Jean-Pierre Vendeville pour son formidable travail de restauration.

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100 000 visites !!!

Posted in L'Echo des carrières on 24 novembre 2017 by Carrieres Patrimoine

Ca y est : depuis le premier trimestre 2017, nous avons franchi le seuil des 100 000 visites sur notre site !

Un grand merci à tous ceux qui nous suivent et qui s’intéressent au patrimoine de la pierre, notamment les anciennes carrières.

Afin de célébrer ces 100 000 visites, L’Echo des Carrières N° 17 revient sur les différentes rubriques qui vous sont proposées :

 

 

Bonne lecture !

La Carrière des Américains

Posted in Bibliographie on 10 novembre 2017 by Carrieres Patrimoine

A la veille des commémorations du 11 novembre et pour faire suite à la publication de nos articles consacrés à cette superbe carrière de l’Aisne et aux traces laissées par les carriers, les soldats allemands et français, et enfin par les Américains, nous vous proposons la lecture de 2 publications sur ce sujet.

La creute des Yankees : Histoire d’une carrière du Chemin des Dames occupée durant la Première Guerre mondiale, Mariel Hennequin, édité sur Lulu, 2009.

Outre de multiples informations sur le contexte d’occupation de la carrière, l’auteur évoque la richesse du site et son travail permet de retrouver la signification d’un bon nombre de  graffiti.

 

ARMY HISTORY N°100. The Yankee Division in the Underground Cities of World War I. Alisha HAMEL & Paul X. Rutz

Cette revue trimestrielle américaine de l’été 2016, bulletin professionnel de l’histoire militaire, contient un article de 10 pages qui fait notamment le lien entre les inscriptions sur les murs, leur auteur et ses états de service.

En redonnant du sens, une signification, aux gravures des soldats, ces deux publications contribuent à la préservation de la mémoire collective, au coeur de notre activité.

 

Journées du Patrimoine 2017, les photos

Posted in Evénements et médias, La Carrière Sarazin on 10 octobre 2017 by Carrieres Patrimoine

Cette année, pour la 13ème fois, Carrières Patrimoine participait aux Journées Européennes du Patrimoine et accueillait le public au Treuil d’Eméville pour faire connaître un patrimoine unique, en cours de restauration,  et faire visiter la Carrière Sarazin, intacte depuis l’arrêt de son exploitation il y a 80 ans !

Les visites ont d’ailleurs fait l’objet d’une présentation sur le site du journal le Parisien, le 16 septembre 2017.

 

Retrouvez cet article sur le site du Parisien

 

Une nouvelle signalétique a été mise en place cette année pour un gain de visibilité et un accès facilité

Le stand de l’association permet aux visiteurs et aux curieux de découvrir nos activités et le travail réalisé depuis 2004. Les enfants pouvaient également être initiés à la sculpture avec des outils adaptés.

 

Première étape de la visite souterraine : l’impressionnant puits d’extraction. (Photo Julie DURAND)

Une carrière intacte, qui n’a pas été pillée ni dégradée : une exception dans le Valois.  (Photo Julie DURAND)

Un patrimoine en place depuis les années 1920 ! (Photo Julie DURAND)

(Photo Julie DURAND)

Les visiteurs peuvent refaire les gestes des carriers, comme le maniement du crapaud, ce treuil à chaîne destiné à tracter des blocs de plusieurs tonnes.  (Photo Julie DURAND)

 

Les démonstrations intéressent les grands …

… mais aussi les petits !

Nous vous donnons rendez-vous aux prochaines Journées Européennes du Patrimoine, en septembre 2018.

Photos Carrières Patrimoine sauf mention contraire

Journées du Patrimoine, 16 & 17 septembre 2017

Posted in Evénements et médias on 6 septembre 2017 by Carrieres Patrimoine

Pour la 13e année consécutive, Carrières Patrimoine participe au rendez-vous culturel annuel des Journées du Patrimoine qui se dérouleront les 16 & 17 septembre 2017.

Visite guidée exceptionnelle d’une ancienne carrière souterraine (la Carrière Sarazin) ouverte au public pour la troisième fois dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine.

Découvrez un site unique dans lequel se trouve encore le matériel d’exploitation, resté dans la carrière depuis 1920 : voie Decauville, wagonnets et plaques tournantes, treuils à bras, crics, lances et aiguilles pour découper la pierre et extraire des blocs de plusieurs tonnes.

Dans la Carrière Sarazin

A 20 mètres sous terre, c’est un voyage géologique de plusieurs dizaines de millions d’années et un bond de 95 ans en arrière dans l’histoire. Accompagné d’un guide, chaque groupe de visiteurs découvre les méthodes d’extraction et le travail des carriers avec les outils d’origine. Une visite inoubliable au temps des carriers.

 

 

Les plus curieux peuvent même s’essayer à manier les outils d’extraction
pour se rendre compte des conditions de travail de l’époque.

 

Visites organisées sur réservation uniquement, les samedi après midi et dimanche après midi.
Horaires détaillés et modalités : nous consulter.

Le Treuil d’Eméville

Le Treuil d’Eméville et la Carrière Sarazin sont les témoins exceptionnellement préservés de l’âge d’or de la pierre, avant la mécanisation systématique de l’extraction de la pierre dans les carrières. Le site est en cours de restauration afin de le remettre tel qu’il était dans les années 1920, en pleine exploitation.

Devant le Treuil qui surmonte le puits d’extraction de la carrière Sarazin :

  • Initiation des enfants à la taille de pierre

 

  • Exposition pédagoqique sur la pierre avec présentation d’outils anciens
  • Découverte commentée du site
  • Photographies en relief pour découvrir les anciennes carrières souterraines et les champignonnières.

Ca se passe ICI.

Fléchage en place à partir de la Départementale 50, entre Eméville (Oise) et Haramont (Aisne), à 5 minutes de Villers-Cotterets (Aisne). Parking gratuit et accès libre.

Renseignements par email : carrieres.patrimoine@free.fr ou par téléphone : 06 85 66 25 32

(c) textes et photos Nicolas Dudot, J-S Simon, François Chaut, Carrières Patrimoine

Carrière des Américains (3ème partie)

Posted in Sorties et visites on 17 août 2017 by Carrieres Patrimoine

Voici la suite de la visite de la Carrière des Américains. Un site extraordinaire qui nous transporte un siècle en arrière. Cette dernière partie est consacrée à la période américaine du site.

Représentation d’un navire. Il pourrait s’agir de celui qui a transporté l’auteur de la gravure depuis les Etats-Unis vers l’Europe.


 

Plaque commémorative consacrée à Stubby, le chien de guerre le plus décoré de la Première Guerre mondiale et le seul à avoir été promu sergent au combat.

Voici ce que l’on peut lire au sujet du Sergent Stubby sur wikipedia.

Stubby a été trouvé sur le campus de l’université Yale en 1917 par John Robert Conroy. Son nom en anglais signifie « trapu » ou « courtaud ». Son pedigree est inconnu ; quelques sources indiquent qu’il était peut-être en partie terrier de Boston, tandis que sa nécrologie le décrit comme un Bull Terrier (à l’époque synonyme de American Pit Bull Terrier et Pit Bull[réf. nécessaire]). Stubby défila avec J. Conroy et apprit même un petit salut approximatif. Quand l’unité de Conroy fut envoyée en France à la suite de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, Stubby monta clandestinement à bord du USS Minnesota.

Stubby servit dix-huit mois dans le 102e régiment d’infanterie de la 26e division d’infanterie (Yankee), dans les tranchées du nord de la France, participant à quatre offensives et à dix-sept batailles. Il entra dans les combats le 5 février 1918 au chemin des Dames au nord de Soissons (dans le secteur de Pargny-Filain et Chavignon) et fut constamment sous les bombardements, jour et nuit, pendant plus d’un mois.

Au mois de mars suivant, la 26e division est envoyée dans le secteur de Saint-Mihiel. C’est là que le 20 avril 1918, pendant une attaque pour reprendre Seicheprey (Meurthe-et-Moselle), il fut blessé à la patte avant par les grenades des Allemands en retraite. Il fut envoyé à l’arrière des tranchées, où il put guérir tout en améliorant le moral de ceux autour de lui. Une fois guéri, il retourna dans les tranchées. Après avoir survécu à une attaque au gaz, Stubby apprit à prévenir son unité d’attaques imminentes au gaz. Il trouva des soldats blessés dans le no man’s land et prévenait les soldats de l’arrivée des obus car il pouvait les entendre. Il est seul responsable de la capture d’un espion allemand dans l’Argonne, ce qui lui valut la promotion au grade de sergent par le commandant de la 102e division d’infanterie, devenant le premier chien gradé de l’armée des États-Unis. Après la prise de Château-Thierry par les Américains, des femmes de la ville lui confectionnèrent un petit manteau en chamois sur lequel étaient attachées ses nombreuses médailles. Une légende dit qu’il sauva la vie d’une jeune fille à Paris qui allait être écrasée par une voiture. À la fin de la guerre, J. Conroy refit monter clandestinement Stubby dans le navire qui les emmenait chez eux.

 

« 1st platoon. company C. Signal Corps. 101st Field Battalion. February 1918. LIEUT Freoh Jones Comnoc. Corps Harry A Brown. Boston Massachussetts USA »

 

Drawn and carved by E.E. Davis 101 Inf

Score d’une partie de base ball. Red Socks de Boston

Les soldats ont également représenté divers animaux familiers.

Co 7 101 INF.
Une vache reconnaissable à ses pis.

Cock Schuerer CO I 102nd US INF
Canard ou oie ?

Cheval harnaché

 

Animalisation de l’ennemi. La tête surmontée du casque à pointe est en relief tandis que les détails ont été dessinés au crayon noir. Contrairement aux représentations précédentes, il ne s’agit pas là de montrer un animal familier mais de caricaturer l’ennemi.

 

Représentation de la Belgique personnalisée par une femme enchaînée et soumise à l’Allemagne. Cette oeuvre a été très fortement dégradée par la réalisation d’un moulage qui a laissé des traces noires sur les creux et les reliefs et effacé une partie des dessins au crayon.

Les indiens ou  « native americans »

Cette superbe tête d’indien à la coiffe en plumes a subi le même sort…

 

HARTFORD CONNECTICUT Corp … GREENE CO K 102nd USA

Corp est l’abréviation de corporal, c’est-à-dire caporal d’infanterie. Hartford est la capitale de l’état du Connecticut dont le 102 ème régiment d’infanterie. La mascotte du régiment est le sergent Stubby.

Petite tête d’indien gravée et réhaussée de traits au crayon

 

 

 

FEB 10, 1918
CORP M.B. RUSSEL
CO E 101 US INF
47 DACIA ST
ROXBURY MASS
USA

JOSEPH MILLER
42 PLANTATION ST
WORCESTER MASS

et voici 42 PLANTATION ST aujourd’hui.

CORP. JOSEPH PAPALLO CO I 102 US INF WOODLAND STREET MERIDEN CONNECTICUT

  ARNOLD G COX Co C CORK IRE
CORP JP KNOX Co E US INF
Harpe irlandaise.

 

 

AUTO-RIFLE SQUAD
2nd PLATOON
Co E 101st US INF
Corp A E Blodgitt
Edward J Lable Melvin C Lane
Francis E Lombard Harold F Lombard
Michael J Hamon Hourland Carl B
Patrick J Joyce Esq.

Alfred Swanson Co D 102nd USA INF 3rd March 1918

Bas relief réalisé par KING du 101è Régiment d’Infanterie US. On peut y voir un trèfle à trois feuilles ( symbole de l’Irlande lié à Saint Patrick), une croix chrétienne, un drapeau tricolore (le drapeau français) et un drapeau à bandes et étoiles (le Stars and stripes américain)

 

M.J.M. Co G 101st US INF FEB 22   M.J. MAL35 Wave Ave WAKEFIELD MASS

 

R.A. Best Co E 101st

Saluons ici le travail  des bénévoles qui prennent soin de ce site et ont réussi à retrouver dans des archives américaines, mises en ligne sur internet, les photos des soldats au moment de leur incorporation dans les régiments présents dans la carrière. Cela permet, un siècle après, de découvrir le visage de ceux qui ont laissé leur nom dans la pierre.

Buffalo Bill ?

L’oncle Sam, figure traditionnelle des USA

Ancien emplacement d’une oeuvre volée par des collectionneurs. Maintenant la carrière est protégée mais de nombreux autres sites sont toujours victimes de pillage.

 

Mémorial réalisé par le bénévoles qui prennent soin de la carrière.

 

Merci pour ce voyage dans le temps !

Champignons de Paris et champignonnières

Posted in Bibliographie on 11 août 2017 by Carrieres Patrimoine

En cette période estivale, nous vous proposons un peu de fraîcheur en partant à la découverte de la culture des champignons dans les anciennes carrières souterraines de Carrières-sur-Seine grâce à 2 films issus des archives de l’INA.


Outre la culture des champignons dans les galeries d’anciennes carrières, ce film muet, daté de 1912,  permet d’apercevoir le treuil d’une carrière à puits ainsi qu’un accès ressemblant à une descenderie pour les champignonnistes.

Des lieux qui font immanquablement penser aux treuils à manège utilisés par les familles Suzanne et Sarazin à Carrières-sur-Seine pour tirer la pierre de leurs carrières. Leurs descendants se rappellent encore d’avoir parcouru de tels endroits.  Aujourd’hui, ce patrimoine a en grande partie disparu. Seuls, à Eméville, Le Treuil d’Eméville et la Carrière Sarazin témoignent, dans un état de conservation exceptionnel, de l’activité et du savoir faire des carriers du siècle dernier.

 

Dans ce reportage muet de 1964 sur les champignonnières dans les carrières souterraines de Carrières-sur-Seine on assiste aux différentes étapes du travail des champignonnistes : le montage des meules, le lardage pour « ensemencer les meules avec du blanc de champignon, le gobetage avec la pelle en bois,  et enfin la cueillette à la lueur des lampes acétylènes caractéristiques des champignonnistes.

 

Pour plus d’informations, retrouvez notre article consacré à la culture des champignons en carrières.

Nous vous proposons également notre bibliographie particulière avec ces ouvrages sur les champignons et champignonnières.