Journées Européennes du Patrimoine 19-20 septembre 2020

Posted in La Carrière Sarazin on 11 septembre 2020 by Carrieres Patrimoine

Journées du Patrimoine 2020

J-8 pour cette édition 2020, une année un peu particulière.

Accessible à tous et en plein air, LE TREUIL D’EMEVILLE : exposition sur la carrière et photographies anciennes, ancien treuil en cours de restauration.


Sur réservation : Visite guidée de la carrière souterraine, environ 3/4 heure; descente par des échelles fixes, par groupes de 8 maxi, descente sécurisée avec des harnais et casques fournis. Sous terre démonstration du fonctionnement des wagonnets, plaques tournantes, treuils et essais des outils d’extraction (aiguilles et lances).

Parking libre et gratuit

Informations réservation : 06 31 97 23 63


https://openagenda.com/…/visite-guidee-de-la-carriere-soute…

Du gruyère dans la Brie

Posted in La Carrière Sarazin on 11 août 2020 by Carrieres Patrimoine

Découvrez ou redécouvrez ce reportage de 1998 consacré aux anciennes carrières souterraines de Seine et Marne, dans les pas de 2 passionnés, Joëlle et Patrick Pallu, auteurs de Souterrains et carrières d’Annet-sur-Marne.

Un voyage dans l’univers des anciennes carrières de gypse.

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Ils sont mari et femme et spéléologistes de métier : depuis des mois, ils parcourent le sous-sol de Seine et Marne. Toute une aventure dans un gruyère en plein pays de Brie. Patrick PALLU est technicien dans la distribution d’eau, Joëlle est gestinnaire dans un hôpital. Ils explorent inlassablement les anciennes carrières souterraines de Seine et Marne, laissées à l’abandon. Avec sa lampe, Patrick montre une zone dangereuse qui menace de s’effondrer. Des galeries oubliées se rappellent soudain au souvenir des habitants. Le 14 avril 1993, à Cocherel, un trou de 7 m de profondeur est apparu dans un jardin et ne cesse de s’agrandir. La villa repose sur du vide, les sondages ne laissent aucun doute. Interview de Patrice ORIOT, le propriétaire, inquiet. Le sous sol du nord de la Seine et Marne est un vaste gruyère : les alertes se multiplient. A la surface, apparaissent de grands trous, gorgés d’eau, les fontis. Les autres départements de l’Ile de France bénéficient de services experts, mais pas la Seine et Marne. Il n’y a ni inventaire ni surveillance des galeries. Cette carence explique l’intervention de Joëlle et Patrick.En 1993, à Annet sur Marne, ils ont sauvé trois imprudents. Interview de Patrick, sur les lieux. Interview de Christian MARCHANDEAU, maire d’Annet sur Marne, qui a alors pris conscience du problème. Patrick et Joëlle se sont connus dans un club de spéléo. Patrick a créé un musée, parrainé par Haroun TAZIEFF.A Annet, les galeries se développent sur 80 kms. Depuis 1994, le maire a chargé le couple d’une mission officielle pour dresser un étét des lieux. C’est un patrimoine insoupçonné qui est exhumé, celui des carrières de gypse. Joëlle montre une niche qui servait à mettre une chandelle. Jean CRAPART, habitant d’Annet y a découvert 65 ans après le nom et le prénom de son père. Le gypse aujourd’hui s’effrite. Explications de Patrick sur la fragilité des galeries. Un effondrement généralisé est à craindre. Les fontis sont un phénomène familier sur les terres agricoles. Jacques BRUWIER, agriculteur à Carnetin, témoigne. La DDE, inquiète, effectue des sondages. Joëlle et Patrick s’efforcent de reconstituer le puzzle des galeries, sous terre, dans les archives et chez les descendants des carriers. Ils ont publié un livre et leurs travaux sont une référence jusqu’au BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières). L’Etat a enfin financé une cartographie. Interview de Michel MORIO, directeur BRGM, sur les problèmes liés à l’urbanisation. Le sous-sol pourrait devenir un gouffre financier. L’inscription en zone à risque dévalue terrains et maisons. Les assurances ne couvrent pas les travaux. La première inspection générale des carrières a été créée à la suite d’effondrements meurtriers, sous Louis XVI…

« Voyage au coeur du Paris souterrain »

Posted in Revue de presse on 30 mai 2020 by Carrieres Patrimoine

Une lecture rafraîchissante, le hors-série du Parisien : Voyage au cœur du Paris souterrain.

Pour son 11e hors-série “Histoires de Paris”, Le Parisien emmène ses lecteurs à la découverte des souterrains les plus surprenants de la capitale. Des anciennes carrières romaines aux catacombes, ces lieux extraordinaires sont gérés par l’Etat depuis la fin du règne de Louis XVI.

Chaque jour, nous arpentons les rues de Paris à travers les monuments et les immeubles haussmanniens. Mais à quelques mètres sous nos pieds, la ville déborde de pépites cachées. A travers ce hors-série, plongez dans le silence des plus belles cryptes parisiennes, suivez les chemins de l’eau à travers les égouts longs de 3 000 km, découvrez les pères fondateurs oubliés de ces lieux d’histoires, devenus par moment des scènes de crime mais aussi des scènes musicales et de fêtes.

Notre guide Lorànt Deutsch nous accompagne cette fois-ci dans la part d’ombre de la ville lumière, en proposant deux balades sous la rive gauche et droite de la capitale, à travers 50 lieux fascinants. D’une crypte gothique à une boîte de jazz, d’un bunker à une station fantôme du métro, ces parcours incroyables permettront de découvrir le visage méconnu de la capitale.

Au sommaire :

  • 12 dates fondatrices : des premières carrières aux parkings souterrains, retour sur les événements marquants du sous-sol parisien.
  • 6 pionniers du Paris souterrain : ils ont creusé, consolidé et cartographié les entrailles de Paris.
  • Les carrières, l’aventure d’une ville sous la ville sable, calcaire et gypse, les trois matériaux exploités dans le sous-sol parisien.
  • Dans le silence des cryptes : visite guidée des grands lieux de mémoires.
  • Crimes en sous-sol : retour sur huit affaires, qui, en leur temps, ont défrayé la chronique
  • Ma nuit chez les cataphiles : reportage sur des passionnés qui ont fait des catacombes leur terrain de jeu.
  • Métro, la symphonie des tunnels : De la création du métro à aujourd’hui, les exploits sont autant du côté des hommes que des machines.

Toutes les informations sur le site du Parisien.

Bonne lecture à toutes et à tous !

Lettre aux chauves-souris

Posted in Revue de presse on 23 mai 2020 by Carrieres Patrimoine

Voilà plus d’une décennie que Carrières Patrimoine contribue à la protection de ces mammifères protégés et en voie de disparition qui trouvent refuges notamment dans les anciennes carrières souterraines comme la Carrière Sarazin. Avec le soutien du Comité Spéléologique d’Ile de France, un stage annuel est même organisé, ainsi qu’une présentation au public pour former et informer.

Nous vous proposons de découvrir un texte diffusé le 22 mai 2020 sur France Inter, la lettre d’intérieur d’Elisabeth de Fontenay lue par Augustin Trapenard.

Elisabeth de Fontenay est philosophe, spécialiste de la cause animale. Dans cette lettre adressée aux chauves-souris, elle dénonce le trafic illégal d’animaux sauvages, susceptible d’être à l’origine de l’épidémie de Covid 19.

Le 21 mai 2020

Chères et malheureuses chauves-souris,

Quand je vous revois passer, volant bas au début de la nuit dans le ciel d’Anjou, je me dis qu’il n’a pas suffi qu‘en Occident on vous accuse de vous en prendre aux cheveux, voire d’être des vampires. Il aura fallu que vos pauvres petits corps et vos grandes ailes se retrouvent sur les étals des marchés, en Afrique centrale comme en Asie du Sud-Est et que, comble de malédiction, vous soyez désormais avec le pangolin, ce  mammifère aux écailles précieuses, inoffensif mangeur de fourmis, désignés comme origines d’épidémies et, singulièrement, de la pandémie qui ravage en ce moment l’humanité.

Les informations sur la zoonose dont je fais état, je les tiens de la lecture de divers entretiens avec le professeur Didier Sicard, qui a présidé  le comité national d’éthique, médecin ayant la rare vertu de s’intéresser aussi aux animaux. Le point de départ de cette pandémie, dit-il, c’est un marché ouvert de Wuhan où s’accumulent des serpents, des chauves-souris, des pangolins, conservés dans des caisses en osier : mets festifs qui coûtent très cher. Sur le marché ils sont dépecés par les vendeurs, alors qu’ils sont maculés d’urine et que les tiques et les moustiques font une sorte de nuage autour d’eux. Lorsque les chauves-souris sont  accrochées dans les grottes et qu’elles meurent, elles tombent et leurs cadavres sont dévorés par les serpents. Les réservoirs de virus les plus dangereux et sans doute permanents sont donc les serpents qui se nourrissent perpétuellement des chauves-souris.

Mais il y a une autre hypothèse, avance Didier Sicard, elle qui porte sur la transmission qui se produit quand ces porteuses d’une trentaine de coronavirus, sortent la nuit manger des fruits. Elles ont un réflexe quasiment automatique : dès qu’elles déglutissent, elles urinent. Elles vont donc contaminer les fruits de ces arbres et aussi les civettes, qui adorent ces fruits. Les fourmis participent aux agapes et les pangolins – pour lesquels la nourriture la plus merveilleuse est constituée de fourmis – dévorent les fourmis et s’infectent à leur tour. C’est toute cette chaîne de contamination qu’il faut donc explorer.

La recherche des points de départ animaux de la contagion ne doit pas nous mener à transformer ces bêtes en figures du Mal. Pour qui travaille depuis longtemps à défendre et à  réhabiliter les animaux, c’est, si j’ose dire, le coup de pied de l’âne. Car, compte tenu de ce que nous savons aujourd’hui, ce sont les hommes qui, dans une concomitance redoutable d’acharnement au  progrès et d’attachement à des traditions locales millénaires, portent la responsabilité, à différents titres, de ce qui leur arrive : la déforestation de la jungle pour construire des routes, le non-respect par la Chine de l’interdiction du trafic d’animaux sauvages, mais aussi la focalisation des scientifiques  sur la recherche des traitements et des vaccins, et donc leur indifférence à l’origine de la chaîne de contamination .

L’urgence politique, chères chauves-souris de tous les pays, exigerait que nous vous libérions de ces funestes ripailles, en créant un tribunal pénal international réprimant ce trafic d’animaux sauvages dont l’économie souterraine rapporte autant d’argent que la drogue, et  que nous-mêmes sachions nous émanciper de l’empire industriel et financier du totalitarisme chinois.

Elisabeth de Fontenay

Pour écouter ou réécouter cette lecture :

https://www.franceinter.fr/emissions/lettres-d-interieur/lettres-d-interieur-22-mai-2020

 

Souterrains et carrières d’Annet sur Marne

Posted in La Carrière Sarazin on 30 avril 2020 by Carrieres Patrimoine

Profitons de cette période pour mettre un peu d’ordre dans notre bibliographie souterraine et lithique.

 

Souterrains et carrières d’Annet-sur-Marne
Joëlle et Patrick Pallu
DMI Edition, 1996

Il s’agit d’une monographie des carrières de cette commune de Seine-et-Marne réalisée par 2 passionnés que nous avions rencontrés lors de la création de Carrières Patrimoine. Ils nous avaient fait don à cette occasion d’un superbe cric de carrier de marque Verlinde.

Pour en voir et savoir un peu plus sur ces carrières :

Sur le site de Tchorsky : Annet-sur-Marne 

Sur le site Exxplore : Carrière de la Violette

Bonnes lectures à vous!