Lettre aux chauves-souris

Posted in Revue de presse on 23 mai 2020 by Carrieres Patrimoine

Voilà plus d’une décennie que Carrières Patrimoine contribue à la protection de ces mammifères protégés et en voie de disparition qui trouvent refuges notamment dans les anciennes carrières souterraines comme la Carrière Sarazin. Avec le soutien du Comité Spéléologique d’Ile de France, un stage annuel est même organisé, ainsi qu’une présentation au public pour former et informer.

Nous vous proposons de découvrir un texte diffusé le 22 mai 2020 sur France Inter, la lettre d’intérieur d’Elisabeth de Fontenay lue par Augustin Trapenard.

Elisabeth de Fontenay est philosophe, spécialiste de la cause animale. Dans cette lettre adressée aux chauves-souris, elle dénonce le trafic illégal d’animaux sauvages, susceptible d’être à l’origine de l’épidémie de Covid 19.

Le 21 mai 2020

Chères et malheureuses chauves-souris,

Quand je vous revois passer, volant bas au début de la nuit dans le ciel d’Anjou, je me dis qu’il n’a pas suffi qu‘en Occident on vous accuse de vous en prendre aux cheveux, voire d’être des vampires. Il aura fallu que vos pauvres petits corps et vos grandes ailes se retrouvent sur les étals des marchés, en Afrique centrale comme en Asie du Sud-Est et que, comble de malédiction, vous soyez désormais avec le pangolin, ce  mammifère aux écailles précieuses, inoffensif mangeur de fourmis, désignés comme origines d’épidémies et, singulièrement, de la pandémie qui ravage en ce moment l’humanité.

Les informations sur la zoonose dont je fais état, je les tiens de la lecture de divers entretiens avec le professeur Didier Sicard, qui a présidé  le comité national d’éthique, médecin ayant la rare vertu de s’intéresser aussi aux animaux. Le point de départ de cette pandémie, dit-il, c’est un marché ouvert de Wuhan où s’accumulent des serpents, des chauves-souris, des pangolins, conservés dans des caisses en osier : mets festifs qui coûtent très cher. Sur le marché ils sont dépecés par les vendeurs, alors qu’ils sont maculés d’urine et que les tiques et les moustiques font une sorte de nuage autour d’eux. Lorsque les chauves-souris sont  accrochées dans les grottes et qu’elles meurent, elles tombent et leurs cadavres sont dévorés par les serpents. Les réservoirs de virus les plus dangereux et sans doute permanents sont donc les serpents qui se nourrissent perpétuellement des chauves-souris.

Mais il y a une autre hypothèse, avance Didier Sicard, elle qui porte sur la transmission qui se produit quand ces porteuses d’une trentaine de coronavirus, sortent la nuit manger des fruits. Elles ont un réflexe quasiment automatique : dès qu’elles déglutissent, elles urinent. Elles vont donc contaminer les fruits de ces arbres et aussi les civettes, qui adorent ces fruits. Les fourmis participent aux agapes et les pangolins – pour lesquels la nourriture la plus merveilleuse est constituée de fourmis – dévorent les fourmis et s’infectent à leur tour. C’est toute cette chaîne de contamination qu’il faut donc explorer.

La recherche des points de départ animaux de la contagion ne doit pas nous mener à transformer ces bêtes en figures du Mal. Pour qui travaille depuis longtemps à défendre et à  réhabiliter les animaux, c’est, si j’ose dire, le coup de pied de l’âne. Car, compte tenu de ce que nous savons aujourd’hui, ce sont les hommes qui, dans une concomitance redoutable d’acharnement au  progrès et d’attachement à des traditions locales millénaires, portent la responsabilité, à différents titres, de ce qui leur arrive : la déforestation de la jungle pour construire des routes, le non-respect par la Chine de l’interdiction du trafic d’animaux sauvages, mais aussi la focalisation des scientifiques  sur la recherche des traitements et des vaccins, et donc leur indifférence à l’origine de la chaîne de contamination .

L’urgence politique, chères chauves-souris de tous les pays, exigerait que nous vous libérions de ces funestes ripailles, en créant un tribunal pénal international réprimant ce trafic d’animaux sauvages dont l’économie souterraine rapporte autant d’argent que la drogue, et  que nous-mêmes sachions nous émanciper de l’empire industriel et financier du totalitarisme chinois.

Elisabeth de Fontenay

Pour écouter ou réécouter cette lecture :

https://www.franceinter.fr/emissions/lettres-d-interieur/lettres-d-interieur-22-mai-2020

 

Souterrains et carrières d’Annet sur Marne

Posted in La Carrière Sarazin on 30 avril 2020 by Carrieres Patrimoine

Profitons de cette période pour mettre un peu d’ordre dans notre bibliographie souterraine et lithique.

 

Souterrains et carrières d’Annet-sur-Marne
Joëlle et Patrick Pallu
DMI Edition, 1996

Il s’agit d’une monographie des carrières de cette commune de Seine-et-Marne réalisée par 2 passionnés que nous avions rencontrés lors de la création de Carrières Patrimoine. Ils nous avaient fait don à cette occasion d’un superbe cric de carrier de marque Verlinde.

Pour en voir et savoir un peu plus sur ces carrières :

Sur le site de Tchorsky : Annet-sur-Marne 

Sur le site Exxplore : Carrière de la Violette

Bonnes lectures à vous!

Taille de la pierre, guide pratique

Posted in Bibliographie on 24 avril 2020 by Carrieres Patrimoine

 

La période de confinement se prête bien à une petite revue des ouvrages de notre bibliothèque dont voici un excellent exemple.

Traduit de l’espagnol, ses nombreuses illustrations en noir et blanc suivent en quelque sorte le cheminement de la pierre : Les roches et carrières, les outils, le travail de la pierre de taille, les moulures, les ordres, le mur en pierre, les arcs en pierre.

Un livre à la fois technique et pédagogique, un guide  qui détaille pas à pas les méthodes artisanales de taille et de pose. D’ailleurs ce sont ces méthodes que nous avons mises en oeuvre au Treuil d’Eméville.

N’hésitez pas à vous le procurer ou à le consulter si vous en avez l’occasion !

Ecole-Atelier de Restauration – Centre Historique de Leon.

Editions Eyrolles 1999.

La Carrière Sarazin : une carrière de la Reconstruction

Posted in Revue de presse on 16 avril 2020 by Carrieres Patrimoine

Une carrière de pierre de taille est destinée à fournir des matériaux de construction. C’est sa vocation.

Pourquoi alors parler de carrière de la Reconstruction, avec une majuscule ?

En fait, « la Reconstruction » ou « la reconstitution » est, après la Première Guerre mondiale, la période lors de laquelle, durant une dizaine d’années, il a fallu remettre en état les terres agricoles, les habitations et les infrastructures urbaines de toutes natures. L’économie redémarre et le secteur du bâtiment y contribue.

Ouverte en 1920, la Carrière Sarazin a été exploitée durant cette période florissante, sujet du numéro Hors-série 70 de la revue Urbanisme dont nous vous proposons ici un article rédigé par Laurent Pradoux, architecte des Bâtiments de France.

Bonne lecture !

Catacombes et carrières de Paris

Posted in Sorties et visites on 11 avril 2020 by Carrieres Patrimoine

En ces temps de confinement et de grand soleil, voici de quoi vous rafraîchir les idées tout en respectant la distanciation sociale de rigueur :

Visitez les catacombes de Paris depuis votre canapé !

Bien évidemment il s’agit de la visite officielle, il ne manque que le son et l’odeur de la pierre humide

C’est parti pour la visite virtuelle !

Et une approche géologique des carrières de Paris sur la page Geo Mytho Humano

Prenez son de vous et bonnes lectures !

Les chauves-souris : conférence pour mieux connaître pour mieux protéger

Posted in La Carrière Sarazin on 14 février 2020 by Carrieres Patrimoine

Venez nombreux pour découvrir et apprendre sur le patrimoine vivant.

Ce samedi 15 février 2020, à l’occasion du stage annuel du COSIF consacré aux chauves-souris et concrétisé par des recensements dans les carrières souterraines du Valois, une conférence illustrée aura lieu à partir de 20h45, dans la salle communale d’Eméville.

Entre libre et gratuite.

Stage chauves-souris à Eméville

Posted in La Carrière Sarazin on 17 janvier 2020 by Carrieres Patrimoine

30

Conférence avec film et diaporama ,

Samedi 15 février et dimanche 16 février 2020,

Eméville.

 

Pour la 11ème année, le stage chiroptères organisé par le  Comité Spéléologique d’Ile de France se tiendra à Eméville, les 15 & 16 février 2020.

Ce stage n’est pas exclusivement réservé aux spéléologues fédérés, ni aux scientifiques avertis : tous les passionnés peuvent s’inscrire pour venir découvrir l’univers d’un animal exceptionnel avec lequel les visiteurs souterrains cohabitent souvent sans le savoir !

 

 


 

 

 

 

 

 

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