Dans les anciennes carrières de gypse, et peut-être plus que dans les carrières de pierre à bâtir, de nombreux vestiges témoignent de l’activité extractive et de son industrialisation.
Les voies étroites, type Decauville, servaient à acheminer dans des wagonnets le gypse abbatu à l’explosif. Les blocs de gypse étaient ensuite cuits et broyés pour obtenir du plâtre.
La carrière de gypse que nous avons visitée a connu plusieurs époques d’exploitation (comme en témoigne le surcreusement des galeries) mais n’était exploitée que sur un seul niveau.



Piliers de confortation

Aiguillage. La voie unique est dédoublée dans une galerie plus large afin de permettre aux convois de se croiser.

Vestige d’un tréteau en bois

Il n’y a pas que dans les grottes que la nature s’amuse avec l’eau et la roche pour créer des concrétions.Fistuleuses de 5 à 10 centimètres en formation sur un ancien support de fil électrique.
Une “coupe géologique” intéressante : on distingue la couche de marne blanche et la couche de cristaux de gypse juste au dessus. Ces cristaux sont appelés gypse “pied d’alouette”.
Trace d’abattage à l’explosif.
Le fourreau de mine était réalisé en forant vers le haut, ce qui permet de “débourrer” plus facilement le trou avant d’y introduire la charge explosive (premier élément de la chaîne pyrotechnique). La charge explosive est dotée d’un dispositif d’amorçage (un détonateur à mèche ou électrique, qui constitue le second élément de la chaîne pyrotechnique)
On distingue parfaitement :
-le bourrage qui retenait la charge
-la trace plus fine de l’aiguille à travers le bourrage qui permettait de faire passer le dispositif de mise à feu (troisième élément de la chaîne pyrotechnique).

Sac de NITRAMITE (explosif composé principalement de nitrate d’ammonium)
Les explosifs étaient livrés en sacs et reconditionnés ensuite dans des tubes en plastique dont le diamètre correspondait à celui du trou de la mine.

