Les carrières, hier, aujourd’hui … demain

Posté dans Sorties et visites le 18 novembre 2011 par Carrieres Patrimoine

Samedi 19 novembre 2011 :  journée de conférences sur les carrières dans le cadre des Rencontres du Sausseron à Vallangoujard (95).

Les sujets qui seront abordés sont les suivants :

  • LES CARRIÈRES, UN HÉRITAGE DU PASSÉ (carrières souterraines abandonnées en région parisienne)
  • LES CARRIÈRES DE LA VALLEE DU SAUSSERON
  • LES CARRIÈRES, ÉLÉMENT DU PAYSAGE
  • FAUNE ET FLORE DES CARRIÈRES
  • AUTOUR DES CARRIÈRES ET DES CARRIERS

Programme détaillé de la journée

Une carrière de gypse en Seine et Marne

Posté dans Sorties et visites le 21 octobre 2011 par Carrieres Patrimoine

Dans les anciennes carrières de gypse, et peut-être plus que dans les carrières de pierre à bâtir, de nombreux vestiges témoignent de l’activité extractive et de son industrialisation.

Les voies étroites, type Decauville, servaient à acheminer dans des wagonnets le gypse abbatu à l’explosif. Les blocs de  gypse étaient ensuite cuits et broyés pour obtenir du plâtre.

La carrière de gypse que nous avons visitée a connu plusieurs époques d’exploitation (comme en témoigne le surcreusement des galeries) mais n’était exploitée que sur un seul niveau.


Piliers de confortation


Aiguillage. La voie unique est dédoublée dans une galerie plus large afin de permettre aux convois de se croiser.


Vestige d’un tréteau en bois


Il n’y a pas que dans les grottes que la nature s’amuse avec l’eau et la roche pour créer des concrétions.Fistuleuses de 5 à 10 centimètres en formation sur un ancien support de fil électrique.

Une “coupe géologique” intéressante : on distingue la couche de marne blanche et la couche de cristaux de gypse juste au dessus. Ces cristaux sont appelés gypse “pied d’alouette”.

Trace d’abattage à l’explosif.


Le fourreau de mine était réalisé en forant vers le haut, ce qui permet de “débourrer” plus facilement le trou avant d’y introduire la charge explosive (premier élément de la chaîne pyrotechnique). La charge explosive est dotée d’un dispositif d’amorçage (un détonateur à mèche ou électrique, qui constitue le second élément de la chaîne pyrotechnique)
On distingue parfaitement :
-le bourrage qui retenait la charge
-la trace plus fine de l’aiguille à travers le bourrage qui permettait de faire passer le dispositif de mise à feu (troisième élément de la chaîne pyrotechnique).


Sac de NITRAMITE (explosif composé principalement de nitrate d’ammonium)

Les explosifs étaient livrés en sacs et reconditionnés ensuite dans des tubes en plastique dont le diamètre correspondait à celui du trou de la mine.

Stage du CDS 94 à Eméville : la photographie souterraine

Posté dans Evénements et médias, Sorties et visites le 1 octobre 2011 par Carrieres Patrimoine

le CDS 94 organise un stage d’initiation à la photographie souterraine, les 22 et 23 octobre 2011 à Eméville.

Du choix du sujet jusqu’à la diffusion des images, en passant par la gestion de l’éclairage, des exercices pratiques permettront de partager les expériences de chacun.

Les séances de travail souterrain alterneront avec des projections en salle.

La Carrière Sarazin est un lieu de travail idéal, en raison de la variété des sujets à photographier : concrétions calcaires, fossiles d’animaux ou de végétaux, inscriptions et outils des carriers, traces d’extraction, etc …

Ce stage est ouvert à tout public, voir les conditions d’inscription auprès de M. Arnaud Garlan : arnaud.garlan@free.fr

Téléchargez la présentation du stage

Oise Hebdo nous rend visite pour les Journées du Patrimoine 2011

Posté dans Revue de presse le 26 septembre 2011 par Carrieres Patrimoine

Journées du Patrimoine 2011

Posté dans Evénements et médias le 21 septembre 2011 par Carrieres Patrimoine

Malgré une météo qui incitait peu à sortir, une cinquantaine de personnes sont venues voir le Treuil d’Eméville et la Carrière Sarazin.

La taille de pierre, l’histoire locale et l’exploitation de la pierre tendre ont intéressé nos courageux visiteurs.

La visite de la carrière n’est pas encore au programme mais c’est un projet qui nous tient à coeur car dans quelle autre carrière que la Carrière Sarazin peut-on observer  les traces d’extraction, les techniques de bardage, les outils et le matériel des carriers toujours en place depuis 80 ans ?

Rappelons que tout, dans la Carrière Sarazin, est tel qu’à l’origine, non en raison d’une mise en scène mais parce que rien n’a changé depuis 80 ans. C’est ce qui fait son intérêt historique et pédagogique.
Le travail de l’association a toujours été guidé par le désir de respecter cette authenticité, afin que chaque nouveau visiteur découvre un site dans son état d’origine et pas dans une reconstitution à base de béton …

(Voir notre article sur la préservation du patrimoine)

Nous avons également  reçu la visite de Oise Hebdo et vous pourrez bientôt lire l’article réalisé à cette occasion

Ces journées du patrimoine ayant pour thème “les voyages du patrimoine”, nous avons pu évoquer les bâtiments ayant utilisé la pierre d’Eméville (dénommée pierre de la Bouloye) dans leur construction, comme :

  • l’école technique de Creil en 1928
  • Villa Chanez à Paris toujours en 1928
  • l’hôtel Raphaël à Paris en 1929

Retrouvez ici les photos de quelques immeubles faits en pierre d’Eméville.

On le voit, la pierre de la Bouloye n’est pas réservée à un usage local, surtout dans la période d’industrialisation croissante de l’activité extractive.

 (Voir l’article consacré au Patrimoine Industriel d’Eméville)

C’est ainsi que la maison Civet Pommier et Cie, devenue Carrières et Scieries de France, a expédié des blocs de la carrière de Trois Fontaines à Chevilly-Larue (Val-de-Marne), Sully-sur-Loire (Loiret) , Rennes (Ille-et-Vilaine) et Nantes (Loire-Atlantique) comme on a pu le constater sur un livre de production.

Le patrimoine du Treuil d’Eméville voyage aussi puisque notre treuil à moteur est exposé dans la Carrière Parrain à Saint Maximin (Oise) avec l’aide de La Maison de la Pierre.

 

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.